20 ANS DE PARITE :
LA SANTE.
Voici la suite de
« 20 ans de Parité ». ( 1982 / 2002 )
J’y étudie
l’évolution d’un secteur : la Santé ; les paradoxes et problèmes
résultants de cette évolution et les convergences socio- économiques
féministes de cette évolution.
Etat des lieux :
Ce secteur a créé,
en 20 ans, près de 500 000 emplois en France (+ 53 % ), dont les 3/4 pour
les femmes . Alors que la population soignée a augmenté de moins de 10 % .
Médecins : 60 000
emplois créés, dont 43 200 de femmes (+ 25 %, dont 72 % de femmes)
Infirmiers :
145 500 créations dont 122 300 de femmes (+ 51%, dont 84 % de femmes)
Aides-soignants :
186 300 créations dont 172 100 femmes (+85%, dont 92 % de femmes)
Para médical :
95 400 créations dont 78 000 femmes (+ 57%, dont 82 % de femmes)
Sans compter les
emplois administratifs, ou de nettoyage et d’entretien des locaux à 90 %
féminins !
Quelle Parité ? Il
serait plus juste de parler d’exclusion des hommes !
(en particulier
pour les médecins )
Seul métier où les
hommes ne régressent pas : les infirmiers (admirez le masculin !):1982 :
88,2% de F ; 2002 : 86,8 %, mais 87,1% de F en 2005…
Les médecins hommes
étaient encore légèrement majoritaires en 2002 (43% de F) mais il y avait
44,8% de F en 2005, 64 % d’étudiantEs et 65% de F chez les médecins de
moins de 29ans. En 2020, il est prévu 52 % de femmes.
Infirmières : 92%
de F chez les – de 25 ans ; pharmacie : 63 % de F ; dentistes : 33% (
en 2001), mais 60% d’étudiantEs….
Ajoutons que ce
développement a commencé dès les années 1970 et se poursuit :
Ex : infirmiers
(sic !) 2002 : 430 800 ; 2005 : 452 460 ; 2007 : 458 160 (En particulier,
pour les médecins,l’absence de numérus clausus de
1971 à 1977 a favorisé les femmes )
Pourquoi si peu
d’hommes ?
Les féministes
prétendent que les métiers féminins sont pénibles et mal payés !
Hors les métiers de
santé sont parmi les mieux payés et bien moins pénibles que bien des
postes d’hommes.
Pour moi, la
diabolisation des hommes y est pour beaucoup. Comment confier un(e)
patient(e) à un être potentiellement violent, pervers, voire violeur ?
De plus les
recrutements se font par concours où les oraux sont importants. Il est
facile d’y constater le sexe d’un candidat !
Paradoxes et
problèmes : Pléthore ou manque de moyens ?
Une telle explosion
des effectifs aurait dû amener une pléthore d’offre de soins ! Mais
partout, en santé, on manque de moyens !
Les problèmes :
1)
Désertification des campagnes :
Les villes moyennes voient disparaître leurs hôpitaux, les
petites villes ne renouvellent plus leurs médecins. Des maires vont
jusqu’à fournir gratuitement un cabinet médical, sans trouver de
volontaire !
2)
« Burn out » des médecins (Journal Métro du 6
03 08) :
40% des médecins libéraux ont souffert au moins une fois de
cette déprime. Surtout les hommes de 40 à 50 ans. Leur taux de suicide
serait de 14 /100 000, contre 5,6 pour l’ensemble de la population.
Incompréhensible ?
Sauf si on tient compte de la féminisation du métier. Les
femmes refusent la campagne, et travaillent 14,5 h de moins que les hommes
/ semaine (H = 55,7 h ; F = 41,2 h) En compensation, certains médecins
hommes travaillent 57 h ou plus / semaine !
3)
Les maladies nosocomiales :
Inconnues il y a 30 ans , elles font les titres des
journaux aujourd’hui ( L’express : Classement 2008 : Les Hôpitaux les plus
sûrs )
En 2004 : 800 000 malades infectés, 10 000 morts !!! Coût :
de 335 à 533 millions € / an
Fatalité ? Non, manque d’hygiène ! Malgré 300 000
infirmières et aides-soignantes de plus en 20 ans !!!
Mon explication :
1)On a prescrit beaucoup d’antibiotiques aux enfants
malades, en crèche ou à l’école, lorsque leurs mères désiraient
travailler. D’où les mutations des gênes.
2) Dans les hôpitaux la plupart des chefs de services
étaient des hommes. Le féminisme a sapé leur autorité sur les infirmières,
aides soignantes …
Il s’en est suivi un relâchement général qui a favorisé la
résistance microbienne.
4)
Problèmes de recrutement des infirmières :
Selon la Ministre de la Santé, 55% des infirmières
actuelles seront retraitées en 2012.
Hors, on en manque déjà, malgré les 213 000 emplois créés
en 20 ans. Il faudrait en recruter 200 000 de plus d’ici 5 ans . On parle
de revaloriser les salaires (pourtant corrects) Problème : nombreuses sont
celles qui disparaissent ou sont à temps partiel, après quelques années de
service en hôpital. D’où le stress de celles qui restent !
On parle même de problèmes de rentabilité de formations
des femmes, comme en médecine. Il serait bien plus rentable de former des
hommes , travaillant toute leur vie dans ces métiers, mais ce n’est pas la
voie choisie.
Hasard, fatalité… ou choix délibérés ?
Officiellement, les besoins en soin ont explosé suite au
Papy-boom !
Admirez ce masculin général abusif puisqu’il s’agit d’un
Mamy-boom !
Encore quelques chiffres .
Il naît 51 % de garçons et les moins de 18 ans sont donc
majoritairement des hommes. Mais ils ne votent pas .
Par contre, les plus de 60 ans votent .Elles décident des
victoires électorales.
Rappelons que le corps électoral français compte 54 % de
femmes.
Etudions l’écart des populations d’hommes et de femmes de
plus de 65 ans :
1970 : 2,4 millions de F de plus que d’H ; 1982 : 2,7
millions ; 1988 : 2,8 millions 1990 : 2,4 millions ; 2004 : 1,7 millions
Depuis 1988, cet écart s’effrite ( à cause du travail des
femmes ? )
Voilà une évolution qui menace l’hégémonie politique des
femmes … et le féminisme.
Il faut y voir l’explication des scandaleuses campagnes
pour la santé des femmes ( cancer du sein, de l’utérus …)malgré leur
injustice criante envers les hommes et la négation du principe d’égalité
des sexes.
Rappel :
Alors qu’en France, les hommes meurent 7 ans avant les
femmes et qu’on comptait en 2005, 183 000 nouveaux cas de cancers
masculins pour 135 000 féminins, on engage de coûteuses campagnes de
préventions pour les seuls cancers féminins
Alors, posons-nous la question ?
L’explosion des emplois de santé et la préférence accordée
aux femmes dans ces métiers, dès 1970, n’étaient-ils pas des choix
politiques délibérés inspirés par l’idéologie féministe ?
A noter que la prise de pouvoir politique du féminisme date
des années 1970, avec les lois sur la contraception, l’avortement et le
divorce.
Bien sûr, le gain de près de 10 ans d’espérance de vie pour
les hommes et les femmes entre 1960 et 2002 peut justifier cette
évolution. Mais le coût est énorme : entre 1970 et 2002, la dépense est
passée de 6% du PIB à 9,5%. L’embauche massive de femmes était-elle
justifiée ?
On s’oriente désormais vers des politiques de préventions
alimentaires et environnementales bien moins coûteuses. On aurait pu les
démarrer il y a 30 ans.
Et terminons en contemplant les futurs abîmes économiques
qui nous attendent suite à ces choix :
Explosion incontrôlable des dépenses sociales
« Trou de la Sécu » impossible à combler
Insolubles problèmes des retraites; héritage empoisonné
laissé à nos enfants.
Oui, dans le secteur de la Santé, on a massivement créé des
emplois de femmes par idéologie. Et dans l’espoir d’amplifier l’hégémonie
politique des femmes.
Les
hommes vivent-ils encore en démocratie quand un pays compte 54 % de
femmes dans le corps électoral ?