Lettre ouverte à M. Dupuis-Déri
Tout ce que vous dites Monsieur, pouvait
être crédible dans les années 60 ou 70, lorsque le discours égalitaire
féministe n’avait encore pas commencé à se concrétiser.
Mais depuis près de 40 ans désormais, ce
discours s’est réalisé à travers un véritable réseau d’Etats-Féministes où
l’idéal égalitaire des débuts a été complètement perdu de vue .
Dès les années 60, la pilule a donné à la
femme le contrôle de sa fécondité.
Puis, le féminisme a confisqué
cet avantage pratique, pour les deux sexes, et l’a
transformé en monopole politique absolu, réservé aux femmes !
Dès le début, des lois féministes ont
verrouillé ce monopole :
-Loi sur l’avortement, à la demande
exclusive des femmes ( donc exclusion des droits du père sur le désir d’enfant
)
-interdiction des mères-porteuses ( pas de
libre concurrence )
-recherche de paternité dans l’intérêt
exclusif de l’enfant, confié dans 90 % des cas à la mère, ce qui revient à
dire dans l’intérêt de la mère.
-Divorce , dans l’intérêt de l’enfant,
mais en fait dans l’intérêt de la mère ( avec exclusion du père ).
D’emblée, le féminisme a créé un monopole
de fait des femmes sur la reproduction.
Situation totalement inégalitaire, au
privilège des femmes .
Une fois ce monopole installé, il n’a pas
été difficile d’élargir le champ des privilèges féminins, aucun gouvernement
ne pouvant se passer de cette « denrée » de première nécessité : l’enfant.
Le droit au travail pour les femmes s’est
alors transformé en droit à un travail choisi (fonctionnaires par
exemple ) puis à un salaire égal quel que soit le travail fourni.
Le droit à la protection de l’Etat est
devenu le droit à l’éviction du père du foyer sur simple allégation…
On en est aujourd’hui à réclamer des
droits spécifiques aux femmes, et on crée en
pratique, une caste de sous-femmes : les hommes !
C’est ça la réalité M Dupuis-Déri.
Evolution prévisible :
Toute exploitation outrancière d’un
monopole crée des disfonctionnements
Le produit monopolisé tend à se raréfier
et à enchérir (ex : le sel dans la France d’avant 1789, le pétrole
aujourd’hui)
La société s’adapte par la contrebande ou
crée des produits de remplacement. L’ Etat tente alors de gérer la pénurie
par des réglementations de plus en plus tatillonnes, ce qui aggrave la
situation .
Constatons :
Ne parlons pas des taux de fécondité qui
n’ont jamais été aussi bas : les sociétés féministes se suicident à petit
feu !
Dans toutes ces sociétés, l’enfant est de
plus en plus rare … et cher !
Combien de parents déclarent ne pas y
arriver, avec 2 enfants, alors qu’il y a 100 ans, avec bien moins de
richesses, les familles de 5 à 10 enfants étaient courantes !
Les hommes ont de moins en moins le désir
d’enfants. On les comprend quand on réalise qu’ils peuvent être exclus de leur
famille à tout moment.
Les Etats féministes ont eu recours
massivement à l’immigration… ce qui a créé les problèmes que nous
connaissons.
Les adoptions,( plus ou moins en
contrebande) se raréfient elles aussi aujourd’hui.
Les lois, visant à réprimer la sexualité
masculine sont de plus en plus tatillonnes …et inefficaces.
M. Dupuis-Déri, les hommes en prison et
ceux qui sont gardiens ou policiers n’ont jamais été aussi nombreux. Pourtant
police et justice manquent de moyens !!!
Verra-t-on un jour une situation ubuesque
où les femmes devront travailler pour nourrir la moitié de la population
masculine en prison et l’autre moitié pour se faire protéger ? Certaines
femmes vont déjà rechercher leur futur compagnon en prison (ex :Monique
Ollivier, la compagne de Fourniret )
La solution ?
Il n’y en a qu’une : briser le monopole
et rétablir une véritable égalité entre hommes et femmes face à l’enfant .
C’est notre seule chance de créer un monde
plus harmonieux, même imparfait.
Sinon, après la conception médicalement
assistée, on en viendra à l’utérus artificiel… qui libérera définitivement la
femme du fardeau de l’enfantement et la rendra réellement disponible pour
travailler.
Est-ce bien ce que désirent les femmes ?
Fausse route, M. Dupuis-Déri. Le
masculinisme n’est pas une pâle copie du féminisme. Il est la preuve du
génie de l’homme face à des lois injustes qui veulent l’encager.
Vous sommez l’homme de s’adapter à la cage
féministe ?
Certains hommes ont choisi de
détruire la cage !