La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Séparons Féminisme et État

Dimanche, le 25 mai 2008
Sunday, May 25 2008

Hier

Demain

 

 

 

La Gazette des gonzes présente

Le grand PARANO
I can't believe I'm on a first name basis with this guy

Le grand PARANO fait ses prédictions pour les six prochains mois

BOOM dans une grande ville américaine. On dira que c'est l'Iran: KABOOM et re-KABOOM sur l'Iran (avec des bombes NUCLÉAIRES!)

La Russie et la Chine vont s'en mêler (ils ont dit de ne PAS toucher a l'IRAN sinon ça va riposter.)

Des manipulations des prix des commodités... oui manipulations par la BAISSE DU DOLLAR US il n'Y A  PAS DE PENURIES POUR-DE-VAI
car si le dollar baisse... c'est CERTAIN que le prix des commodités (en dollar US) -vont monter C'est simple, mais très peu d'économistes en parlent.

 

Tin foil hat

 

A case to support why Children's Aid workers workers must videotape interviews with children

 

1972 - Sept, page 29  'This plan is to establish -- very soon -- the first stages of a 'new world order.'  This will be the novus ordo seclorum for which a self-perpetuating inner circle of Conspirators has been working and scheming relentlessly during some six generations....'

 

 

Acquis du féminisme

 

 

Vrai ou faux v1

 

Qui a déjà vu le film Zeitgeist?

Qui sont les méchants masculinistes?

Selon Effdédé

Qui sont les bons féministes?

Selon Effdédé

Denise Bombardier

Marc Laurendeau

Josef Fritzl

Pierre Reid

Yvon Dallaire

Jocelyne Caron

Nathalie Collard

Fathers-4-Justice

Andy Srougi

Adolf Hitler

Benoît Leroux

Daniel Bonin

Daniel Laforest

Après-rupture

Jean-Pierre Gagnon

Pol Pot

Marc Lépine

Jean-Claude Boucher

Paul Arcand

Gilles Rondeau

Georges-Hébert Germain

Mario Roy

Mathieu-Robert Sauvé

Nathalie Simard

Gérard-Pierre Lévesque

Guy Corneau

Patrick Guillot

Éric Zémour

Jean-Phillipe Trottier

Diane Bouffard

Louise Deschâtelets

George Bush

Lise Bilodeau

Yves Pageau

Joseph Staline

SOS Papa

Evelyne SULLEROT

Michel Thizon

Soeur Emmanuelle

L'ordre des psychologues du Québec

Le bonhomme sept heures

Rose-Marie Charest

Serge Ferrand

André Arthur

Guy Cloutier

Jean-Luc Mongrain

Benito Mussolini

Francis Dupuis-Déri

Mélissa Blais

Martin Dufresne

Jean-Claude St-Amant

Claudette Carbonneau

Janik Bastien Charlebois

Mathieu Jobin

Louise Brossard

Karine Foucault

Diane Lamoureux

Ève-Marie Lampron

Gilbert Claes

Josianne Lavoie

Émilie St-Pierre

Marie-Ève Surprenant

Ronald McDonald

Yves Michaud

Anchoise David

La bonne fame Descarries

Passe-Partout

Hubert Reeves

L'abbé Pierre

Bobinette

René Lévesque

La souris Miquette

Soeur Angèle

Le canard Saturnin

Le chef Boyardi

Le bonhomme Michelin

Martine

L'éléphant Babar

Gilles Julien

Le Dalaï Lama

Louis-José Houde

Marie-France Bazzo

Robin William

Médecins sans frontière

Amnistie Internationale

Le protocole de Kyoto

Le canard Donald

Jean Drapeau

L'inventeur du fil à couper le beurre

Cornemuse

Henry Morgentaler

Charles Trenet

Le bonhomme Pillsbury

Michael Moore

Les Québécois ont perdu leurs valeurs morales

 

 

From Balance of Terror to Unilateral Terror

 

Tout sur le constructivisme des femmes d'ici et d'ailleurs

Une résidente de Sainte-Anne-des-Plaines coupable d'avoir obtenu indûment des remboursements d'impôt

Québec, le 30 avril 2008 – 
 
Revenu Québec annonce que Mme Mélissa Poitras, de Sainte-Anne-des-Plaines, a plaidé coupable, le 22 avril dernier au palais de justice de Saint-Jérôme, à des accusations d'avoir participé avec d'autres personnes à un stratagème visant à obtenir indûment des remboursements d'impôt.
 
Les personnes impliquées dans ce stratagème ont produit de fausses déclarations de revenus pour l'année 2003, en usurpant l'identité de plusieurs personnes. Le rôle de Mme Poitras a consisté à encaisser, moyennant certaines rétributions, des chèques de remboursement obtenus frauduleusement. Elle a ainsi encaissé la somme de 8 360,39 $.
 
La juge Nathalie Du Sablon Roy, de la Cour du Québec, a condamné Mme Poitras à payer, dans un délai de six mois, des amendes, des frais et des contributions totalisant 1 260 $.
Revenu Québec rappelle aux personnes qui facilitent ou permettent la réalisation d'infractions fiscales, ou qui y participent, qu'elles s'exposent à des sanctions, parfois très sévères.

 

Je ne me ferai pas attraper: pensez-y avant de vous marier.

Ex-directrice d'une succursale de la Royale

 

Un guide pour les gais désirant adopter un enfant

 

Sous la loupe: retraite longue et pauvre pour une mère divorcée

 

Ici, au Québec, il y a un raz-de-marée féministe extrémiste. Le livre Le mouvement masculiniste au Québec : l'antiféminisme démasqué, écrit par 11 universitaires dont 2 hommes, suscite de nombreuses réactions car ce livre démontre le vrai visage d'un certain féminisme misandre. Tous ceux, hommes ou femmes, qui se sont préoccupés de condition masculine y passe. Je suis le premier auteur cité, le plus souvent cité (à tort et à travers à partir de mon livre Homme et fier de l'être) et le plus honni. Le Congrès Paroles d'hommes est pris à parti, Patrick Guillot y est présenté comme un comploteur anti-féministe, plusieurs femmes (Louise Deschâtelets, Denise Bombardier, Lise Bilodeau) sont rangées dans le camp des anti-femmes, plusieurs d'entre nous sont comparés au tueur fou Marc Lépine (drame de Polytechnique de 1989), Guy Corneau est déclaré masculiniste et donc anti-féministe, le rapport Rondeau y est évidemment discrédité. Tous les groupes d'entraide pour hommes y passent aussi, de l'Après-rupture, à Father-4-justice en passant pas SOS Papa. Même la présidente de l'Ordre des psychologues du Québec y est présentée comme soi-disant spécialiste des relations h-f. J'ai appris dans ce livre qu'Éric Zemmour était un révolutionnaire qui voulait "décourager toute forme de contestation de l'infériorisation sociale des femmes".

Un livre très bien documenté, mais dont les deux prémisses sont :  "...le patriarcat - soit la domination, l'oppression et l'exploitation de la classe des femmes par la classe des hommes" est encore bien vivant"  (p.11) et "Le mouvement masculiniste a pour objectif général de contrer l'émancipation des femmes." (p 16).  C'est la première fois que j'entends parler de la "classe" des femmes... Partant de prémisses fausses, ils cherchent tout au long du livre à se prouver qu'ils ont raison. Paradoxalement, cette attaque en règle contre le masculinisme suscite une réaction très négative des médias et du public québécois à l'encontre du féminisme extrémiste et donne une excellente visibilité aux hoministes. Comme dit Gilbert Claes, "Miroir, miroir, dit moi ce que tu vois afin que je t’accuse de tous mes maux !" En cela justement, ce livre aide la cause de la condition masculine, car il s'agit de remplacer masculinisme par noir et féminisme par blanc, par exemple, pour démontrer tout le sexisme du livre : "Le mouvement noir a pour objectif général de contrer l'émancipation des blancs." Comme si on ne pouvait pas être pro-noir et pro-blanc, pro-homme et pro-femme... comme si on ne pouvait pas être pro-humain. Ils se sont finalement tirés dans le pied.

Et je n'ai pas encore eu le temps de lire le livre, seulement de le survoler... Je prépare une lecteur au lecteur à expédier aux médias québécois.

À bientôt, au 3e Congrès les 17-18 octobre à Bruxelles.

Mes meilleures salutations,

P.S. Évaluez votre taux de satisfation conjugale en moins de 5 minutes : http://www.coupleheureux.com

 

 

Un nouveau plan pour combattre les violences faites aux femmes

 

On leur a volé leur paternité

 

 

Nadine Morano, la Castafiore de Nicolas Sarkozy

 

Le père avoue la séquestration de sa fille

 

 

Pensez-vous que d'ici quelques années Le Masculinisme existera?

 

Grève de la faim à l'heure des repas

Myanmar children 'face starvation'

 

Grève de la faim entre les repas

Deux mères ont fait la grève de la faim pour dénoncer le système judiciaire tolérant face à la pédocriminalité

 

 

À venir : critique du livre Le mouvement masculiniste au Québec

 


Le salaud avait laissé sa femme sans surveillance

«La dame qui a noyé ses 5 enfants (c’est une nouvelle qui date de plusieurs années et c’est un fait divers, pas un comportement courant) faisait un grave dépression post-partum mais elle et son mari étaient dans une secte et on les a dissuadés d’aller voir un psychiatre. Son mari était absent de la maison le jour, il travaillait.

Allez voir en dessous de la surface avant de juger.

Quand 200 000 femmes le feront on pourra parler de tendance.»

 

Chronique 119 du 27 avril 2008

Coopération ordonnée dans le conflit familial comme processus d’ajustement : Réflexions théoriques et transposition pratique*

Professeur Dr Traudl Fuechsle-Voigt, Coblence**

D'un point de vue psychosocial - se basant sur l'approche par la théorie classique des dissonances à l’ajustement de conflits - des réflexions sont émises pour déterminer dans quelle mesure une coopération ordonnée dans le conflit familial peut y amener un ajustement et ainsi provoquer une désescalade de ce conflit. Ces réflexions portent sur toutes les parties prenantes au conflit : d'une part au niveau des personnes concernées, mais également au niveau des professionnels. Afin d’appréhender un Modèle, l’on a en outre examiné dans quelle mesure l’intervention professionnelle dans le conflit familial représente une fonction de modèle pour les parties concernées. Enfin, un modèle pratique de réussite - dénommé "Modèle de Cochem" - est proposé car il fonctionne avec succès depuis des années grâce à la coopération ordonnée.

Remarque préliminaire

Puisqu'il s'agit ici de contribution à la coopération interdisciplinaire entre les professionnels juridiques et psychosociaux, où l'auteur appartient au second groupe, le professionnel juridique a d’abord été amené à se familiariser avec le mode de pensée psychologique et la forme abrégée de la théorie psychosociale. Toutefois, celui qui n'est intéressé qu'à l'aspect pratique de la coopération ordonnée, peut se reporter directement à la section (IV).

Réflexions théoriques

En 1998, l'espoir d’un changement de mentalité dans le conflit familial a été lié à l'introduction de la nouvelle loi sur la filiation : dans l’esprit de tous les participants et parties concernées, le mode de pensée Gagnant-Perdant devait être supprimé. En lieu et place, devait prédominer l'esprit de la médiation afin d’atteindre une désescalade et une solution du conflit de manière extrajudiciaire.

Les résultats de recherche de Proksch, qui a mené pour le Ministère Fédéral de la Justice une étude complète concernant les conséquences de la réforme de la loi sur la filiation, montrent que cela a réussi jusqu'à présent, en ce sens que la proportion des parents ayant la garde commune est passée d’environ 17% pour atteindre désormais plus de 80%. De surcroît, ces parents communiquent considérablement plus. En revanche, pour les couples dont un des parents a la garde unique, l’on se querelle fréquemment et violemment sur le droit de visite et l’on communique à peine au sujet des enfants. De surcroît, la moitié des parents non gardiens cessent presque complètement le contact avec les enfants 1 .

Comment dès lors la prise de conscience espérée atteint-elle ces parents, en d’autres termes comment se représentent-t-ils psychologiquement ce processus qui concerne l’individu (au niveau micro) et peut mener à un changement de paradigme (au niveau macro) ?

D’un point de vue psychologique, il s’agit d’un processus d’ajustement de conflit qui implique tant les professionnels que les personnes concernées.

La littérature psychosociale pertinente nous donne des indications sur la manière dont cela fonctionne.

Selon la Théorie de la Dissonance cognitive du psychologue américain Leon Festinger 2 , les gens aspirent à vivre en harmonie avec eux-mêmes, c’est-à-dire unir leurs comportements, pensées, opinions et sentiments de concert.

Traduit dans la terminologie de la recherche d’ajustement cela se produit quand les comportements, les composantes cognitives (la pensée) et affectives (les sentiments) ne sont pas en contradiction les uns avec les autres. Maintenant, pour provoquer une modification d’ajustement, une telle contradiction doit être produite. Cela se réalise quand les modes de pensée, de sentiments et de comportements existants sont remis en question par de nouvelles informations, sentiments et structures de comportement. La dissonance existante entre les modes d’ajustement est ressentie comme désagréable, et l’on tente de reconstruire une consonance et une harmonie. Pour cela, différentes stratégies sont utilisées : soit les composantes d’ajustement sont modifiées et remises en place à nouveau, ou bien a lieu une réévaluation, incluant de nouveaux aspects, afin de réduire la dissonance.

Ces actions délimitent le processus de la modification d’ajustement.

Modification d’attitudes dans le conflit familial comme réducteur de dissonance

Les réflexions théoriques ci-dessus sont maintenant transposées ci-après sur la thématique existante.

Considérons d'abord les parties concernées par le conflit familial lui-même : les ajustements, avec lesquels le couple déchiré tire dans le "champ de bataille", sont généralement harmonieux et consonants pour les deux partenaires, dans la mesure où la pensée (composante cognitive), les sentiments (composante affective) et le comportement sont alignés sur le principe de "détruire l’autre".

Pour toutefois maintenant atteindre une désescalade et une médiation eu égard à la prise de conscience espérée, il est quasi indispensable que les ajustements négatifs du couple doivent d'abord être fracturés, ce qui signifie mener à la dissonance.

Comme tous les conseillers le savent, cela ne fonctionne pas tout simplement en disant au couple, qu’il doit quand même voir les côtés positifs du partenaire (cognitif) ou qu’il doit tout de même se rappeler qu’un jour l'autre fût le grand amour et que cela ne peut simplement s’oublier (affectif). De même que les conseils bien intentionnés "maintenant, quand même, mettez-vous ensemble et tâchez, au moins pour l’enfant, de trouver une solution acceptable pour lui", sont prodigués dans le vide, dès lors qu’au moment d'une séparation ces ajustements négatifs sont déjà très centralement et solidement ancrés dans le système de personnalité existant du partenaire.

Une approche à la production de dissonance se retrouve sur la composante du comportement ou sur une modification organisée de cette dernière : si le couple redevient « organisé » pour coopérer, les aspects négatifs cognitifs et affectifs restent cependant présents et ne sont plus ajustés avec l’objectif, dès lors qu'on se rencontre maintenant dans un service de conseils et que l’on coopère eu égard à l'élaboration d'une solution consensuelle par l’intermédiaire d'un conseiller.

L'état de la dissonance provoquée est difficilement supportable par l’homme, suivant les réflexions théoriques exposées ci-dessus et l’on s’efforce de modifier cet état. Cela signifie qu’il n’est pas possible à terme pour les partenaires de voir l’autre sans le haïr profondément, en ne pensant à rien de positif à son égard et de devoir malgré tout coopérer avec lui.

En réalité, seules les stratégies réduisant les dissonances sont valables, comme par exemple "l’autre n’est quand même pas si mauvais", "il/elle veut aussi le meilleur pour l’enfant" ou même "si je dois à nouveau rencontrer le partenaire, il faut qu’au moins quelque chose de positif en sorte". D'autres exemples existent, pour vérifier qu’une modification d’ajustement comme procédé de réduction de dissonance (ou réalisation de consonance) est le seul moyen qui fournisse une base pour atteindre des conventions solides, réglées extrajudiciairement, dans le conflit familial.

La coopération ordonnée signifie : tous les intervenants professionnels dans le conflit familial - avocats, juges, conseillers aux tribunaux de la jeunesse et/ou services de conseils tout comme les experts éventuels - doivent participer au conflit familial d’une manière tenace afin que des procédures contestables ne sont pas permises et que la responsabilité parentale soit renforcée, en élaborant toujours une solution consensuelle de manière forcée. Cela signifie encore que le partenaire déchiré ne peut en aucun cas trouver auprès des professionnels mentionnés ci-dessus un écho quant à une procédure marquée par le mode de pensée habituel Gagnant-Perdant et son attitude de destruction vis à vis de l’autre.

Cela ne peut évidemment fonctionner que si les professionnels sont eux-mêmes disposés à permettre le déroulement de ce processus de modification d’ajustements en se basant sur l’estime et l’acceptation mutuelle et ne sont plus au stade de la méfiance, de la compréhension falsifiée et rejettent le mode de pensée prédominant Gagnant-Perdant. Cela veut encore dire qu’une forme de coopération interdisciplinaire doit être développée, par laquelle tous les professionnels s'acceptent mutuellement et poursuivent le même objectif : travailler avec les moyens de désescalade au travers d’une coopération ordonnée. Les étapes de développement reprenant les éléments ci-dessus : des réunions régulières de tous les professionnels, la suppression des préjugés, le développement de l’estime et de l’acceptation mutuelles eu égard à l'objectif à atteindre.

De cette façon, se crée une fonction de modèle du point de vue psychologique qui agit à titre d’exemple pour l'apprentissage de ce modèle par toutes les personnes concernées. Quand, pratiquement, une forme paisible de coopération entre avocats, juges, etc. est établie, cela réduit le potentiel de polémique du couple qui, n’est plus, du reste, en luttes violentes avec les professionnels - comme cela est, malheureusement, encore trop fréquemment le cas. Par leur façon de coopérer, les professionnels montrent ainsi, pratiquement, au couple en conflit qui se sépare, comment l’on peut élaborer une solution commune malgré des positions peut-être différentes.

Un exemple pratique réussi : "Le Modèle de Cochem"3

En 1992, pour la première fois les collaborateurs de l'Office de la Jeunesse et des Affaires de Famille se sont rencontrés, afin d’échanger quant à leurs méthodes de travail dans les cas de séparations et divorces. Rapidement des contacts furent établis avec les Tribunaux de Famille, où le juge de famille en fonction Jürgen Rudolph était convaincu par l'idée que des possibilités devaient être trouvées, pour coopérer de manière interdisciplinaire afin de réduire les conflits.

Ensuite, une coopération ciblée entre les professionnels "a été ordonnée" utilement par Jürgen Rudolph, ce qui a eu pour conséquence que, dans le district Cochem-Zell, tous les avocats y établis, tous les collaborateurs des Tribunaux de la Jeunesse et Conseillers Experts se sont engagés, malgré des discussions au départ violentes, à poursuivre un objectif commun par le biais de réunions, désormais devenues régulières : dans toutes les affaires qui concernent un enfant impliqué dans un conflit de séparation, procéder exclusivement en aplanissant les conflits.

Cet objectif se laisse décrire comme un processus de modification de l‘ajustement de la théorie de la dissonance. Les professionnels qui participent au conflit familial se sont d’abord rejetés mutuellement ou se sont vus douteux, jusqu’à la méfiance, même parfois dans leur propres activités ils ne comprenaient pas ou n’acceptaient pas, qu’au travers de cette obligation de se connaître, ils devaient réduire leurs dissonances.

Cela se produisit, en rencontrant l’autre, pour développer enfin une compréhension mutuelle, une acceptation, de l'estime, une recherche commune d'objectifs et une alliance de travail commune. En pratique, cette coopération ordonnée est allée si loin chez les professionnels que, par exemple, des avocats qui avaient plutôt adopté au départ une méfiance par rapport à cette alliance, et qui continuaient à présenter leurs dossiers toujours formulés de manière litigieuse dans les débats judiciaires ont été avertis directement par le juge de famille, et énergiquement rappelés à l’ordre au cours de leur participation aux réunions des groupes de travail.

La coopération ordonnée a ainsi été transposée en concept de travail au niveau de tous les intervenants. Face à la nouvelle donne, les personnes concernées (généralement des avocats) ont été orientés, dès le départ d’une action, à demander conseil directement auprès du Tribunal de la Jeunesse ou auprès de Conseillers, afin de développer des règles communes. Si cela ne réussissait pas, le problème était encore discuté en débats judiciaires et, éventuellement, une réunion obligatoire était fixée par téléphone directement avec le juge de la Famille. Les personnes concernées devaient souvent se rendre directement à la médiation auprès d’un collaborateur du Tribunal de la Jeunesse. Même quand des experts étaient nommés, ceux-ci travaillaient selon les règles de séparation des conflits et/ou en diagnostic d’intervention. Cela signifie que les personnes concernées ont appris que pratiquement à tous les niveaux, elles n’avançaient pas en pensant « Gagnant-Perdant ». Elles ont en outre fait l'expérience que, par exemple, dans les débats au tribunal, elles s’engageaient dans des conversations constructives et s’efforçaient d’atteindre des solutions, et ne vivaient plus de lutte entre les avocats des parties, les juges, les collaborateurs du Tribunal de la Jeunesse et tous autres responsables.

Auprès de la plupart des personnes cela a conduit au changement d’ajustage souhaité, de sorte que des règlements solides et encourageants pour les enfants pouvaient être trouvés et que les parents ont avant tout senti qu'ils étaient capables d’atteindre ces résultats ; chose qui, auparavant et sans la coopération ordonnée, était tenue comme impossible.

Déjà avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la filiation, avec cette procédure de la coopération ordonnée, les décisions de gardes communes avaient augmenté dans le district Cochem-Zell pour atteindre 60% (la moyenne fédérale s'élevait alors à environ 17%). En outre, entre 1996 et 1999, il n'y a pas eu une seule décision litigieuse concernant le droit de visite. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la filiation, le nombre des gardes communes approche les 100%.

Ces succès ont été remarqués par les politiques. À côté des invitations aux réunions techniques et aux auditions dans les ministères de la Rhénanie-Palatinat, un représentant du modèle de Cochem a été rapidement invité au comité du droit de la famille du groupe parlementaire CDU/CSU à Berlin.

En octobre 2002, le groupe de travail de Cochem célébrait son 10 ème anniversaire par une réunion technique régionale et incitait ainsi à une collaboration interdisciplinaire supra régionale.

Cela eut enfin lieu en octobre 2003. Avec le soutien des ministères de la Rhénanie-Palatinat pour la justice et le travail, les affaires sociales, la famille et la santé (MAFSG) et du président du Tribunal Régional Supérieur de Coblence, une conférence nationale "Séparation et Divorce" a été créée avec pour objectif de développer au niveau supra régional des concepts de travail similaires dans la coopération interdisciplinaire4. Le MASFG avait procédé auparavant à une enquête auprès de tous les tribunaux de la Jeunesse de Rhénanie-Palatinat concernant des groupes de travail existants "Séparation et Divorce" et avait mis ces résultats à disposition pour l'invitation à la fondation de la conférence nationale à Cochem.

Résumé et perspective

Le " Modèle de Cochem " exposé est un modèle d'action à la coopération interdisciplinaire dans le conflit de famille. Le noyau central en est la méthode de coopération ordonnée au niveau des professionnels et des personnes concernées. Ce modèle est issu de la pratique et s'est avéré jusqu'à présent très réussi. Nous avons tenté ici, pratiquement, de débroussailler théoriquement ce succès, basé sur la recherche d’ajustement psychosocial classique et sur la théorie la plus connue - la théorie de la dissonance -. De cette façon, les règlements extrajudiciaires obtenus au moyen de la coopération ordonnée dans le conflit familial comme processus de modification d’ajustement sont démontrés.

Les avantages de ce modèle qui par son mode de travail entrevoit les possibilités de solution des conflits extrajudiciairement et qui permettra au législateur de le codifier, peuvent se résumer comme suit :

1. La forme de coopération interdisciplinaire ne représente pas une finalité en soi, que ce soit sur les plans juridiques, psychologiques ou du travail social, mais il s'agit d’une nouvelle perspective globale et interprofessionnelle stimulante.

2. Des frais sont économisés tant pour les personnes concernées que pour les responsables de l’Etat.

3. L’on travaille avec les parties concernées dans le sens des ressources et non pas dans celui des déficits. La capacité à la prise en charge de responsabilité parentale est ainsi renforcée.

4. Surtout pour les enfants, mais également pour les adultes, des charges psychiques sont largement évitées. De cette façon, un effet préventif est obtenu eu égard au maintien de la santé physique et mentale, ce qui à nouveau entraîne des économies.

5. La satisfaction est élevée auprès des personnes concernées, car les solutions élaborées sont généralement solides. La satisfaction est élevée aussi chez les professionnels, puisqu'ils ne s’épuisent pas par des luttes de compétence ni par des tensions inutiles.

6. Grâce à cette forme de coopération, les professionnels représentent aux yeux des personnes concernées un exemple dans la gestion de conflits.

* avec l´aimable autorisation de la revue allemande « Familie, Partnerschaft und Recht » (FPR). Cet article était publié d`abord en Allemand en FPR, 2004, Heft 11, 600-602

** L'auteur est Professeur de Haute École et expert en matières familiales, membre du groupe de travail Séparation et Divorce de Cochem.

1 Selon p. ex. Proksch, Conséquences de la réforme de loi sur la filiation pour le travail en réseau des professionnels, dans : Documentation de la réunion technique du Ministère du Travail, des Affaires Sociales, de la Famille et de la Santé en coopération avec le Ministère de la Justice "Transposition de la loi sur la filiation - Mise en réseau des Professionnels", Groupes de travail Séparation et Divorce, 2003.

2 Voir pour cela p. ex. les déclarations dans Wellhoefer, Grundstudium Sozialpsychologie, 2. Edition (1988).

3 Le développement du "Modèle de Cochem" est exposé dans Fuechsle-Voigt, Zeitschrift für Mediation 1998, 126 à 127 (Revue pour Médiation 1998, pp.126 à 127). Les actualisations ainsi que les activités sont reprises dans les documentations du SPD-Landtagsfraktion Rhénanie-Palatinat, sur le sujet "Nouveaux chemins dans la politique familiale", juin 2002, et la réunion technique du Ministère du Travail, des Affaires Sociales, de la Famille et de la Santé en coopération avec le Ministère de la Justice "Transposition de la loi sur la filiation - Mise en réseau des Professionnels", Groupes de travail Séparation et Divorce, 2003, ainsi qu'en ligne sous www.ak-cochem.de.

4 Voir pour cela les comptes rendus de Fuechsle-Voigt, et Trossen, dans : Mediationsreport Avril et Décembre 2003.

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