Ce qui suit est un texte d'opinion. L'idée de tenter de faire taire une opinion à laquelle on n'adhère pas en est une de bolcheviques. Nous n'y adhérons pas.

NDLR

 

 

#2 MARC LÉPINE: LE SYMPTÔME D'UN MAL QUÉBÉCOIS

 
Le Mal Québecois consiste en plusieurs choses. D'abord la dénatalité qui fera disparaître le Québec, et dont on parlait beaucoup dans les années1980-1990 (les cris d'alarme de Jacques Henripin et Lise Payette en 1988), mais personne ne veut rien entendre et on se cache le problème. Ensuite, un nationalisme tellement peu violent que toute la campagne terroriste du FLQ n'a fait que deux morts en deux générations. C'est un nationalisme tellement faible qu'il n'a jamais mis au pas le féminisme, ni mis la natalité à l'ordre du jour des priorités et des urgences nationales.
 
La laïcisation massive en peu de temps avait déjà fait perdre au peuple Québécois beaucoup de ses repères culturels; ici, la révolte contre la religion a créé une première mondiale: c'est le leul peuple qui, dans les annales mondiales, peut se vanter d'avoir réussi à s'auto-déraciner presque complètement. Alors, bien sûr, l'indépendance ne vient pas et ne viendra jamais (après deux référendums où ça a échoué), et dont le féminisme en est directement responsable (dénatalité et préférence marquée pour le confort matériel obtenu avec un minimum d'efforts).
 
D'ailleurs, l'homme québécois qui était déjà un colonisé triplement soumis: à l'occupation anglo-saxonne, à la religion et à sa femme, a vu ses derniers droits s'envoler avec la dictature social-démocrate féministe. Le Québec, qui était déjà un matriarcat, a donc vu la rapide victoire du féminisme avant 1989. Ensuite il y a eu le ressac Marc Lépine et on a cessé de rire. Mais le fait majeur, c'est l'absence de vrai nationalisme qui explique pourquoi personne ici ne s'est opposé au féminisme à ses débuts. Le Québec est simplement un endroit où l'on vit, et personne ici n'est prêt à mourir pour la patrie ou à se sacrifier: c'est ''le confort et l'indifférence''.
 
C'est sur ce fond historique que Marc Lépine devient un révélateur de beaucoup de choses. Le Québec est l'endroit où le féminisme s'est rendu le plus loin, avec à peu près aucune opposition avant 1989. Après, les groupes antiféministes se sont structurés, mais ils sont loin d'avoir aujourd'hui la force organisationnelle de leurs cousins Anglais ou Américains. En fait, les masculinistes québécois ont un impact et une efficacité surtout par leur résistance passive au changement. Les femmes d'ici sentent bien que les hommes ne les aiment pas. Pourquoi le féminisme québécois est-il donc en perte de vitesse alors? Le masculinisme n'est pas bien organisé ni très fort ici, alors quoi?
 
Tout d'abord, sans se concerter, les hommes d'ici ont fait leur la résistance passive de Gandhi, et appliquent une grande force d'inertie par leur cynisme et leur désengagement. Ils refusent d'aider, de bouger; pire, ils refusent d'écouter et toute possibilité de collaboration et de dialogue. Les féministes elles, ont pris de l'âge et elles souffrent de solitude. Ce qui les désarçonne, c'est que même lorsqu'elles voient les hommes souffrir de la même solitude qu'elles et tentent un rapprochement, ceux-ci s'éloignent maintenant, ne semblent pas intéressés, ne font pas confiance, etc... Après des années, et même des décennies de militantisme, ce qui leur fait mal est de voir le fossé qui s'est créé et que l'autre côté n'est pas prêt du tout à pardonner. Mentionnons en terminant qu'il est très difficile de s'opposer avec succès au féminisme québécois, car sa mainmise est telle que quand on parle un peu fort on peut se voir accusé de crime d'opinion. D'ailleurs plusieurs des principaux média, comme Radio-Canada, constituent un véritable matriarcat de l'information,
 
En résumé, le Mal Québécois, c'est une société en perte de vitesse tout simplement. Avec la dénatalité, le Québec, c'est foutu. En fait, ''Le Déclin de l'Empire Américain'', c'est celui du Québec. L'historien Britannique Arnold J.Toynbee croyait en la survivance du fait français en Amérique, il prédisait que les ''French Canadians'' survivraient à tous les changements et cataclysmes de la planète, à cause de leur haut taux de natalité et leur ardente foi chrétienne. Comme il s'est trompé. Mais il ne pouvait connaître l'avenir: la Révolution Tranquille, la dénatalité (ou disparition tranquille) et Marc Lépine (un peu moins tranquille celui-là, je vous l'accorde). Une bonne chose avec la dénatalité cependant, on va aussi voir disparaître tranquillement le féminisme le plus virulent de la planète; une bonne nouvelle pour certains.

Le vrai masculiniste aujourd'hui est en faveur de l'avortement (moins d'enfants veut dire moins de futures féministes pour ces gars: un enfant de moins, c'est une féministe de moins, et c'est toujours ça de pris, ou encore c'est un homme de moins qui ne se fera pas exploiter plus tard). Si le féminisme a détruit beaucoup de familles, les gars, eux, n'ont aucunement l'intention de réparer les dégâts. ''Les féministes veulent détruire la famille, on va les aider... à la détruire complètement'': voilà ce que pensent ces gars. D'ailleurs le Québec n'est pas un peuple ou une nation, c'est devenu un groupe de familles monoparentales. Saviez-vous que le 6 décembre, Marc Lépine Inc, a maintenant un chiffre d'affaire de 3 milliards de dollars? C'est rendu que le Polytechnique des Pleureuses inc. fait des profits supérieurs à ce que faisait General Motors dans les années 1970s. En fait, Pleureuses Inc. serait dans le TOP TEN du monde des affaires québécois.

Le seul espoir pour l'Occident serait une victoire de l'Islam. Nos sociétés trop permissives ont donné le pouvoir aux féminisme par des lois injustes, mais attention les hommes contre-attaquent. C'est en sabotant leur propre société et en favorisant une victoire de l'Islam que les hommes vont gagner. Ceux qui combattent en Irak et en Afghanistan ne font que retarder l'inévitable, ils ne font que défendre le féminisme institutionnalisé d'ici et ses privilèges. Laissons les Islamistes gagner, c'est en détruisant notre propre société que nous la sauverons, tout comme ce général Américain au Vietnam qui disait: ''il a fallu détruire la ville pour la sauver''. C'est d'une logique limpide (pour un vrai masculiniste évidemment), et c'est du Milton tout craché.

CLAIREMENT LE QUÉBEC EST MALADE. VOUS NE CONNAÎTRIEZ PAS UNE AMBULANCE ASSEZ GRANDE POUR AMENER TOUTE UNE PROVINCE À L'HÔPITAL?

John Gisogod