L’holocauste de R Martineau
«Le féminisme est un crime
contre l'humanité...»
«On vit exactement comme sous
l'Allemagne nazie. Et ce n'est pas plus subtil que sous l'Allemagne
nazie...»
Ben oui, les amis, les hommes
du Québec vivent le même calvaire qu'ont vécu les Juifs européens dans les
années 1940.
C'est EXACTEMENT la même chose
!
Des hordes de femmes habillées
en rose patrouillent les rues de Limoilou et mettent le feu aux tavernes,
elles organisent des rafles dans les Cages aux sports de la province,
obligent les hommes à porter un petit pénis brun à leur boutonnière et les
envoient finir leurs jours dans des camps de rééducation sexuelle dirigés
par des lesbiennes sanguinaires qui fabriquent des colliers en testicules et
des sacs à main en peau de scrotum.
TALIBANS,
PQ
Et tout comme les Afghanes sous
le régime des talibans, les mâles québécois n'ont pas le droit d'aller à
l'école, ne peuvent sortir dans la rue sans être accompagnés de leur mère ou
de leur soeur et se font lapider s'ils ne portent pas une cagoule en plein
été.
C'est à se demander pourquoi
les GI américains n'organisent pas un débarquement à Dolbeau pour nous
libérer !
Canoe-Infos
Réponse à :L’holocauste et les
Masculinistes
Lettre ouverte à M. Richard Martineau
Imaginez que l’Allemagne Nazie ait triomphé lors de la
dernière guerre. Par exemple, faute de la courageuse riposte anglaise.
Aujourd’hui, les crimes Nazis n’existeraient pas et
les criminels de Nuremberg seraient des hommes respectables, aux postes de
commande, et révérés comme « ces courageux défenseurs de la race arienne
mise en péril par ces ignobles juifs ! »
On vous montrerait à la télé, sans cesse, des juifs
repentants, dénonçant les méfaits des juifs passés. Ils seraient la caution
des Nazis triomphants !
Mais , pour autant, les crimes nazis auraient-ils cessé
d’exister ?
Eh bien, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui
avec les féministes !
Ce sont toutes de courageuses femmes qui ont combattu
ces ignobles machos qui exploitaient, et exploitent encore les pauvres
femmes.
On vous montre à la télé des hommes qui dénoncent les
crimes d’autres hommes, les méchants machos.
On vous abreuve de propagande culpabilisant, non,
diabolisant les hommes,tous les hommes !
Et des femmes, jamais coupables, toujours
victimes !
Pour autant, les crimes féministes
n’ont-ils jamais existé ?
Certes, le pouvoir féministe se garde
bien des apparences de la tyrannie. Il efface systématiquement ses traces et
se cache derrière des hommes de paille politiques, véritables pantins
dont il tire les ficelles, mais dont on peut mesurer la soumission à
l’étendue des lois votées en faveur des femmes depuis 40 ans. En particulier
dans le droit familial.
On doit mesurer ce pouvoir à l’aune de ses effets
pervers dans de nombreux domaines.
D’abord, une véritable discrimination morale
anti-hommes, une diabolisation rampante, qui sous couvert de
s’attaquer aux « machos » stigmatise tous les hommes.
Cette diabolisation porte aujourd’hui ses fruits
vénéneux dans les métiers nobles,où l’on constate une éviction
massive des hommes ( droit, justice, éducation, santé travail social,
petite enfance …).
Si rien n’est fait nos gars seront demain sous
qualifiés et sous payés par rapport aux femmes , presque toutes en position
dominante . Pourtant, ce seront toujours eux qui assureront l’essentiel de
la production des biens !
Mais nous parlions de crimes !
Ils sont soigneusement occultés par une propagande
féministe omniprésente qui contrôle tous les médias ( hormis le net,
mais pour combien de temps encore ?)
En voici une liste non exhaustive :
Chantage au non-naissances, infanticides déguisés en
« morts subites des nourrissons » suicides des hommes, non prise en compte
des problèmes de santé des hommes, politiques désastreuses anti-hommes des
banlieues, … sans compter les problèmes de pollution ( la surconsommation
des femmes « libérées » et les divorces y sont pour quelque chose) et enfin
crise des sub-primes !
Les féministes ont gagné la guerre des sexes que les
hommes n’ont pas voulu ou su mener.
Elles utilisent maintenant des « converso » pour semer
le trouble dans les esprits restés sains, masculins ou féminins.
Richard Martineau serait-il devenu l’un d’eux ?
Mais si elles nient farouchement leurs crimes, et les
occultent systématiquement, ceux-ci n’en existent pas moins puisque nous
constatons chaque jour davantage leurs effets.
Notre tâche reste entière :
Mettre en lumière toutes leurs
manipulations qui visent à réaliser une utopie dévastatrice
A une guerre de propagande, il faut
en opposer une autre !
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Information
L'après-rupture
11 décembre 2009
FRANCE... L’APRÈS-RUPTURE
DANS LE PRESTIGIEUX JOURNAL LE MONDE.
« Nul n’est prophète en son pays »…
Antiféminisme: le massacre qui a traumatisé le Québec
LE MONDE 2 | 11.12.09 | 13h23 • Mis à jour le
11.12.09 | 13h23
Martine Valo, Envoyée spéciale à Montréal
Sur le campus enneigé de
l’université de Montréal, c’est la dernière heure du dernier jour de
la session d’automne à l’Ecole polytechnique. L’ambiance est à la fête
et au « tintamarre » pour ceux des étudiants qui achèvent leur cursus.
Personne n’a rien compris quand un jeune homme est entré, une carabine
semi-automatique dans un sac en plastique à la main. Il a rejoint sans
encombre une salle de cours d’ingénierie mécanique au deuxième étage.
Là, le dénommé
Marc Lépine, 25
ans, fait face aux étudiants et leur ordonne de se séparer en deux
groupes distincts : les garçons d’un côté, les filles de l’autre.
Histoire de prouver sa détermination, il tire un coup de fusil au
plafond. Il commande aux hommes – une cinquantaine – de sortir, puis
s’adresse aux neuf femmes qu’il tient en joue.
"Vous êtes des femmes, vous allez devenir
ingénieures. Vous n’êtes toutes qu’un tas de féministes, je hais les
féministes."
COURSE
MEURTRIÈRE
L’une d’elles esquisse un geste, tente de
lui parler. Lépine rétorque en appuyant sur la gâchette. Il tire sans
discernement, en blessant trois, en tuant six. Puis il tourne les talons
et continue sa course meurtrière à la cafétéria, dans les couloirs, dans
une autre classe, blessant des étudiants, épargnant des garçons,
s’acharnant sur d’autres jeunes filles, en achève une au couteau de
chasse.
Au bout de vingt minutes de carnage, le
tueur retourne son arme contre lui, meurt sur le champ. Il vient
d’assassiner quatorze femmes – douze étudiantes, une élève-infirmière et
une employée –, d’en blesser douze autres ainsi que deux jeunes hommes.
Et de traumatiser durablement le Québec. C’était le 6 décembre 1989. Qui
pourrait l’oublier ?
INTROSPECTION DOULOUREUSE
Chaque année à la même date, le Canada se
souvient, se recueille en mémoire des victimes. Et se livre à une
introspection douloureuse : comment un tel drame a-t-il pu se produire
dans cette paisible société considérée comme un modèle dans le monde
entier pour ses avancées sur la situation des femmes ? La question est
sensible.
Chaque 6 décembre, la population et ses
députés en particulier sont invités à porter un ruban blanc à la
boutonnière, en signe de refus de la violence à l’égard des femmes. Pour
avoir rechigné, un chef pressenti de l’Action démocratique du Québec, un
parti de droite, y a perdu en crédibilité.
Mais voilà que, vingt ans plus tard, les
tensions réapparaissent. Obtenue de haute lutte dans les années suivant
le drame, une loi obligeant les Canadiens à enregistrer leurs fusils et
carabines sur un registre officiel est en train d’être battue en brèche
par le gouvernement fédéral d’Ottawa, sous la pression des chasseurs et
autres amateurs de "long guns" : le démantèlement de ce texte vient
d’être voté en deuxième lecture à la Chambre des députés le 5 novembre.
RANCŒURS
MISOGYNES
En outre, des petits groupes radicaux -les
"masculinistes"- répandent leurs rancœurs misogynes sur Internet.
Certains d’entre eux vont jusqu’à présenter Marc Lépine comme un héros
de leur croisade antiféministe. L’auteur d’un de ces blogs est un adepte
du photomontage de mauvais goût. Sur une de ses images, par exemple,
Marc Lépine apparaît la main posée -comme une menace ?- sur l’épaule de
Francine Pelletier,
journaliste et documentariste connue.
Elle et dix-huit autres femmes étaient les
cibles potentielles que Marc Lépine aurait voulu faire
"disparaître", d’après le texte
qu’il a laissé. Il y aurait renoncé "par
manque de temps" avant de se rabattre sur les étudiantes de
Polytechnique où il avait lui-même tenté d’entrer.
"J’ai su
deux jours après le massacre que je figurais sur cette liste éclectique
à côté de plusieurs femmes leaders d’opinion ainsi que des policières
qui avaient battu leurs coéquipiers masculins dans un match de
volley-ball, se souvient Francine Pelletier.
Je n’ai pas vraiment eu peur : c’était un criminel de masse, pas un
tueur en série." Marc Lépine avait joint cette liste à une lettre
qu’une main anonyme a expédiée à la journaliste plusieurs mois après les
événements. Celle-ci a été la première à l’avoir publiée dans
La Presse, le quotidien québécois.
GRAND
MALAISE
Cette lettre, les pouvoirs publics n’ont
jamais voulu la divulguer officiellement. Trop explicite, trop
dérangeante sans doute. Il n’y eut pas non plus d’enquête publique
malgré les demandes. Le malaise était trop grand. Tout dans cette
affaire a donné lieu à de longues polémiques : le manque de présence
d’esprit des étudiants masculins -l’un d’entre eux se suicidera peu
après-, le retard de la police -dont un des responsables trouva sa fille
parmi les victimes.
"Il y a eu
deux tragédies : le meurtre de quatorze jeunes femmes et le débat
terrible qui s’en est suivi", rapporte Francine Pelletier.
"Des politiques, un cardinal, des
journalistes parlaient d’un fou qui avait tiré sur des jeunes gens, sur
des étudiants. J’étais aux obsèques officielles, les mots d’étudiantes,
de femmes n’étaient pas prononcés", raconte
Monique Simard.
Actuelle directrice du programme français de l’Office national du film
du Canada, elle était à l’époque une responsable syndicale en vue. A ce
titre sans doute, son nom figurait aussi sur la liste de Marc Lépine.
"S’il n’avait visé que des Noirs ou que
des juifs, tout le monde aurait crié à l’acte raciste, antisémite,
insiste-t-elle.
Là,
beaucoup refusaient de dire qu’il s’agissait d’un crime antifemmes. Il
a déchiré la société québécoise, il a fait exploser un consensus
apparent et montré que la cohésion n’était pas aussi solide qu’on le
croyait."
"CONSENSUS APPARENT"
Le "consensus apparent"
avait permis à la Belle province plus encore qu’ailleurs d’accomplir une
véritable mue dans la foulée de la "révolution tranquille", la période
politique de 1960 à 1966 fertile en chambardements. En très peu de
temps, résume
Monique Simard,
le modèle des familles de dix enfants régies par l’Eglise catholique a
explosé. Les femmes ont accédé à la contraception, à l’université, ont
reconsidéré les joies du mariage, ont installé, non sans bagarres, un
réseau unique au monde de structures féministes soutenues par le
gouvernement. "Les lois sur le patrimoine
familial, les crèches, le mariage gay, l’avortement, on était à
l’avant-garde, se souvient
Francine Pelletier.
Tout était extraordinairement rapide,
facile. Nous n’avions pas perçu les réactions."
Ce contre-mouvement que les Québécoises
appellent le "ressac" a transparu au
lendemain du drame de Polytechnique. A la radio, dans les journaux, les
points de vue de l’opinion bouleversée ne s’expriment pas toujours avec
tact. Des voix, surtout masculines, s’élèvent pour faire part d’une
certaine compréhension à l’égard du jeune tueur, dont on apprendra plus
tard qu’il avait été maltraité par son père, un immigré algérien. Après
tout, les femmes n’occupaient-elles pas un peu trop de place depuis
quelques années aux dépens des hommes ? Voilà qui expliquerait la
souffrance de ces derniers, leur taux de suicide, les échecs scolaires
des garçons… En retour, une féministe suppute à haute voix qu’un
Marc Lépine
sommeillerait en chaque homme. Esclandre garanti.
DIATRIBES ET DÉNONCIATIONS
La proximité du vingtième anniversaire a
ravivé les débats, en particulier l’hiver dernier, à la sortie du film
de
Denis Villeneuve
– Polytechnique, un docu-fiction
sobre et glaçant, très scrupuleux vis-à-vis des faits et des témoignages
de survivants. Sur son blog politique, le journaliste correspondant du
quotidien québécois Le Devoir à
Paris,
Christian Rioux,
affichait par exemple son intention de ne pas le regarder.
"Puisque
cet événement malheureux a été utilisé par les féministes comme un
symbole de l’oppression des femmes, écrivait-il, alors
qu’en fait il était un cri d’alarme contre les féministes radicales, je
doute que le film sera conforme à la réalité, et [il]
confortera les féministes extrémistes
dans leur haine des hommes…"
En quelques clics, il est facile
aujourd’hui de lire sur des sites canadiens des diatribes contre les
"féminnazis", le
"fémini-fascisme" et autres
dénonciations des "crimes contre
l’humanité" imputés aux féministes. Celui de L’Après-rupture n’est
pas le plus violent, mais il est représentatif.
Pour avoir rencontré des hommes dans la
détresse à cause d’un divorce,
Jean-Claude Boucher
a fondé il y a douze ans ce groupe composé d’une vingtaine de bénévoles
qui préfèrent rester anonymes selon lui. Lui-même a connu
"la machine à broyer", comme il dit,
il y a longtemps. Depuis, il a tourné la page, un autre sujet l’anime à
présent. Il a accepté de nous en parler.
RÉVOLTE
CONSTANTE
"Polytechnique ne peut pas être séparé du féminisme. Je n’irai pas
jusqu’à dire que les féministes l’ont suscité… mais enfin cet
événement-là faisait leur affaire", attaque-t-il en introduction.
L’Après-rupture propose que le 6 décembre devienne à l’avenir
"la journée internationale de la
misandrie". "Au début, le mouvement
féministe avait sa raison d’être, concède le président.
Avant les années 1960, il y avait quand
même un déséquilibre entre les deux sexes. Aujourd’hui, c’est juste un
lobby qui propage des fausses statistiques et engrange des fonds publics
qui lui permettent de gérer des dizaines de milliers d’emplois dans les
organismes de femmes."
Jean-Claude Boucher se fait là l’écho
d’une révolte exprimée avec constance par les tenants du ressac. Sus aux
avantages financiers accordés à l’autre moitié de la société : trop de
subventions pour les campagnes de communication contre la violence
conjugale, pour les centres d’hébergement accueillant les femmes battues
-un vrai point de crispation-, trop d’aides pour faciliter l’accès des
filles à l’enseignement supérieur, voire trop de pensions alimentaires
obligatoires.
"FRAUDE INTELLECTUELLE"
C’est bien simple, depuis les années 1980,
"les hommes n’ont plus aucun privilège".
Tout ça à cause de la "propagande
haineuse des féministes. Il y a un Allemand qui a fait basculer tout un
pays de cette façon". Jean-Claude Boucher est incollable en
statistiques – les siennes –, tout en dénonçant
"la fraude intellectuelle" du camp
adverse qui, forcément, n’avance pas les mêmes.
Selon ses données à lui, les femmes
seraient à peu près aussi violentes que les hommes, donc pas davantage
victimes ou presque (53 % pour elles, 47 % pour eux précisément).
"Seulement au Québec, si ton épouse te
frappe, n’appelle pas au secours. Sinon, c’est toi qui iras en prison.
L’esprit de la police aujourd’hui, c’est d’arrêter le plus fort !"
Quant à la loi sur le registre des armes à feu votée après la tuerie de
Polytechnique, "elle n’a jamais servi à
protéger personne, juste à ficher les honnêtes gens.
Le gouvernement avait encore une fois plié devant les
féministes en l’adoptant. Mais pourquoi écouter ces gens qui n’y
connaissent rien ! Les armes à feu, ce n’est pas dangereux".
Destruction de la famille, baisse de la
natalité, augmentation des divorces : le bilan n’est pas brillant aux
yeux des antiféministes. "C’est d’abord
le lesbianisme qui est derrière tout ça. Une femme qui a eu un bon père,
qui a un bon mari et deux enfants mâles ne peut pas être féministe ! Ça
n’a pas de bon sens." Le temps passant,
Jean-Claude Boucher
se livre sans ambages. "Il faut bien
admettre que nos cerveaux sont différents. Les femmes n’aiment pas
occuper des postes de pouvoir. Elles sont d’extraordinaires numéros 2.
Pourquoi vouloir changer ça ?" Sa compagne nous rejoint. Elle
stipule qu’elle ne supporterait pas de vivre avec un homme qui la
considérerait comme inférieure. Seulement, un de ses fils s’est vu
injustement accusé de violence envers sa petite amie.
"A un moment donné, faut que ça
s’arrête."
UNE
POIGNÉE D'EXALTÉS
Imaginer le courant antiféministe comme une force organisée prête à
se lancer dans une vaste contre-offensive reviendrait à s’effrayer à peu
de frais. Sans doute ne sont-ils qu’une poignée plus ou moins exaltés,
pas même solidaires. Préoccupé par un site qui fait apparaître une cible
sur le bâtiment de Polytechnique et appelle les jeunes gens à former une
armée pour tuer des féministes, Jean-Claude Boucher a alerté la police.
Les masculinistes méritent-ils seulement une place dans les médias ? Les
avis divergent
Le vrai problème du discours extrémiste
tient à sa propension à libérer la parole misogyne, machiste ou
réactionnaire qui ne demande qu’à remonter à la surface. Les livres aux
titres évocateurs font florès : L’Equité
salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au
Québec, Homme et fier de l’être… même la BD est concernée, avec
Les Vaginocrates.
En mai 2005, des membres de Fathers 4
Justice, déguisés en Superman et autres superhéros, ont escaladé la
croix du Mont-Royal, qui surplombe le centre-ville de Montréal pour
attirer l’attention sur les pères divorcés. Leur coordinateur s’est,
lui, hissé au sommet du pont Jacques-Cartier au nom de la même cause,
bloquant la circulation à l’entrée de la ville pendant une douzaine
d’heures. Un autre père en souffrance,
Mario Morin, l’a
imité l’année suivante. Il se réclamait de
Marc Lépine.
LE
FANTÔME DE MARC LÉPINE
Des groupes de femmes reçoivent parfois
des courriels désobligeants qui évoquent le nom du tueur, comme si son
fantôme planait insidieusement. Dans les années 1990, on avait su que
des soldats du régiment aéroporté de l’armée canadienne basé à Petawawa
(Ontario) avaient commémoré le 6 décembre en saluant la mémoire de Marc
Lépine. Interrogé sur cette dérive, le ministre de la défense avait
botté en touche.
Au pied du Mont-Royal où s’étale le vaste
campus universitaire, la place du 6-Décembre-1989 abrite des arbres et
les souvenirs du drame gravés en arc de cercle. D’autres villes
canadiennes, Vancouver, Toronto, ont leur monument en mémoire des
victimes. A Paris aussi, la date a donné lieu à un rassemblement, place
du Québec (6e arrondissement), à l’appel de groupes de
femmes.
Sur le bâtiment de l’Ecole polytechnique
de Montréal, une plaque rappelle les noms des quatorze assassinées. Il a
fallu du temps pour retrouver le goût de continuer, sans oublier,
témoigne
Diane Riopel,
ingénieure et professeure, spécialisée en génie industriel.
"Ce soir-là, le Québec au complet a perdu
son innocence. Nous pensions qu’une chose pareille pouvait arriver
n’importe où sauf chez nous", confie-t-elle.
Diane Riopel consacre une partie de sa
grande énergie à la promotion des activités scientifiques et du métier
d’ingénieur auprès des plus jeunes, des filles en particulier. L’année
qui suivit le drame, ces dernières s’étaient inscrites en nombre à l’Ecole
polytechnique. Depuis leur nombre progresse lentement, il plafonne même
autour de 23 %. Avec 26 % de moyenne, la France n’atteint pas de record
non plus.
L'équipe de L'après-rupture
P.S. Vous pouvez réagir à cet article:
Martine Valo (
valo@lemonde.fr)
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