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L’AGENCE
DES DROITS DES HOMMES
DU QUÉBEC
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À TOUS LES MÉDIAS 27 janvier 2010
MÉDIAS, SORTEZ DE VOTRE TORPEUR … LE MASCULINISME N’EXISTE
PAS AU QUÉBEC !
À voir le formidable succès remporté par l’activiste belge à l’origine du faux
en documentaire intitulé La Domination Masculine, c’est à se demander si le
journalisme québécois est encore digne de ce nom. Après avoir ciblé
soigneusement une poignée d’hommes en crise, et les avoir encouragés
malicieusement à déverser leur fiel sur la faction radicale du mouvement des
femmes, cet artiste de la manipulation intellectuelle a réussi à entraîner le
média québécois dans le bon vieux piège de la généralisation : cela, en
promulguant faussement que les regroupements d’hommes québécois étaient
constitués de folks devils, ces démons populaires
à caractère machiste, réactionnaire et par conséquent de ces '' masculinistes ''
qui livrent une guerre sans merci à l’émancipation des femmes, ces ''êtres
inférieurs qu’ils souhaitent de nouveau asservir''. L’objectif premier de cet
activiste : raviver la bonne vieille (et fausse) perception de masse selon
laquelle le mouvement des femmes demeure encore et toujours une forteresse
assiégée par le réactionnaire, bref, par le machiste, dont la résurgence est
confirmée à l’intérieur des groupes d’hommes québécois.
Pourtant, et contrairement à cette croyance répandue, le masculinisme, selon la
définition à connotation péjorative qu’en donne l’activiste féministe… n’a
jamais été présent au sein des groupes d’hommes et ce, à la grandeur du Québec !
En effet, la mission première de ces groupes ne fut jamais de s’attaquer aux
avancées des femmes, mais plutôt aux effets pervers engendrés par celles-ci : à
savoir l’arbitraire politique, social, juridique et médiatique exercé au
quotidien à l’égard du mâle québécois – homme et garçon confondus – certes le
déni du réel le plus tenace de notre ère mais qui a débouché, dans les faits,
sur toute une panoplie de troubles psychiques et d’actes à caractère violent
masculins : à savoir la dépression, le comportement autodestructeur, le suicide,
l’homicide et l’homicide–suicide à répétition. Bref, une mission à caractère
caritatif, destinée à dénoncer et contrer les effets pervers liés à la rupture
de l’équilibre (social) entre le sexes, de manière à prévenir le trouble
psychique et ainsi, toute manifestation de violence masculine à l’égard de
soi-même et/ou d’autrui, particulièrement présente dans les cadres conjugal et
familial au Québec au cours des 20 dernières années. Comme état d’esprit à
connotation machiste, on repassera…
Quant à savoir pourquoi cet activiste a concocté cet exercice de manipulation
intellectuelle, ça prend pas la tête du pont Pie-IX,
comme disait l’autre, pour comprendre de quoi il retourne : freiner la
progression de ces regroupements masculins constitués de pauvres bougres (pour
la plupart pères de famille) écrasés par le système mais qui patiemment, et
malgré quelques erreurs de parcours, ont réussi à préparer le terrain à une
reconnaissance prochaine et collective de cette discrimination à grande échelle
qui, est-il besoin de le rappeler, demeure inacceptable à l’intérieur d’un État
de droit. De sorte que les percevoir à titre de réactionnaires ou machistes
reviendrait à participer à l’entreprise de désinformation de ce Belge qui, et
c’est à souhaiter, sombrera rapidement dans l’oubli suite au pari tordu qu’il
s’était fixé : tronquer la réalité de manière à perpétuer le mépris de la nature
masculine (misandrie) dans l’esprit des masses, socle majeur sur lequel s’adosse
depuis toujours la faction radicale du mouvement des femmes.
Gordon Sawyer
Directeur
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