C’est Lénine qui décrète
le 8 mars journée internationale des femmes
Le 8 mars 1921,
Lénine institue la Journée internationale des femmes, dont il fixe
la date en souvenir des ouvrières de St-Pétersbourg.
Le 23 février 1917
(du calendrier Grégorien, cette date correspondant au 8 mars dans
notre calendrier Julien), à Petrograd (Saint Pétersbourg), la
capitale russe de l’époque, les femmes manifestent pour réclamer du
pain et le retour de leurs maris partis au front, la paix et... la
République ! Les difficultés d’approvisionnement liées au froid
poussent un grand nombre d’ouvriers des usines Poutilov, les plus
importantes de la ville, à faire grève et à se joindre au défilé.
Cette manifestation pacifique marque le début de la fin du règne du
tsar Nicolas II, empêtré dans les difficultés de la Grande Guerre
(1914-18) qu’il a contribué à provoquer trois ans plus tôt. Du
textile, la grève s’étend rapidement et spontanément à l’ensemble du
prolétariat de Pétrograd. Au cri "du pain", s’ajoutent vite ceux de
"paix immédiate", "à bas l’autocratie" et "à bas le tsar". En
quelques jours, la grève de masse (200 000 personnes dans les rues)
se transforme en insurrection, avec le passage de la garnison à la
révolution. Dans la capitale russe, les manifestations se succèdent
et s’amplifient pour aboutir en cinq jours à la chute de l’empire
soviétique.
Lénine institue le 8 mars jour des femmes et donne dans la Pravda du
8 mars 1921 les explications suivantes :
La Journée internationale des ouvrières
Un des traits
essentiels du bolchévisme et de la Révolution russe a été d’attirer
à la politique ceux qui étaient le plus opprimés sous le
capitalisme. Dans les monarchies et les républiques démocratiques
bourgeoises, la majorité de la population est opprimée, trompée,
pillée par les capitalistes. Cette oppression, cette tromperie, ce
pillage du travail populaire sont inévitables tant que subsiste la
propriété du sol, des fabriques, des usines.
L’essence du bolchévisme, du pouvoir des Soviets, consiste en ce
qu’il dévoile le mensonge et l’hypocrisie de la démocratie
bourgeoise, abolit la propriété privée de la terre et des usines et
réunit tout le pouvoir entre les mains des masses travailleuses et
exploitées. Ce sont ces masses elles-mêmes qui prennent en mains la
politique, c’est-à-dire l’édification de la société nouvelle. L’oeuvre
est difficile, mais il n’est pas d’autre issue à l’esclavage du
salariat.
Pour entraîner les
masses dans la politique, il faut y entraîner les femmes. Car, sous
le régime capitaliste, la moitié du genre humain est doublement
opprimée. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital ;
en outre, même dans les plus démocratiques des républiques
bourgeoises, elles restent devant la loi des êtres inférieurs à
l’homme ; elles sont de véritables « esclaves domestiques », car
c’est à elles qu’incombe le travail mesquin, ingrat, dur,
abrutissant de la cuisine et du ménage.
La révolution
bolchévique a coupé les racines de l’oppression et de l’inégalité de
la femme, ce que n’avait encore osé faire aucun parti, aucune
révolution. De l’inégalité de la femme devant la loi, il ne reste
pas trace chez nous. L’inégalité odieuse dans le mariage, le droit
familial, la question des enfants a été totalement abolie par le
pouvoir de Soviets.
Ce n’est là qu’un
premier pas vers l’émancipation de la femme. Mais pas une seule
République bourgeoise, même parmi les plus démocratiques, n’a osé le
faire, et cela de crainte d’attenter au principe sacro-saint de la
propriété individuelle.
Le second, (le plus
important) a été la suppression de la propriété privée sur la terre
et les usines. Voilà ce qui ouvre la voie à l’émancipation effective
et intégrale de la femme et à son affranchissement de « l’esclavage
domestique » par la substitution de la grande économie collective à
l’économie domestique individuelle.
Cette émancipation
est chose difficile, car il s’agit de transformer des coutumes, des
mœurs enracinées depuis des siècles. Mais nous avons déjà un début,
le branle est donné et nous sommes engagés dans la vole nouvelle.
Aujourd’hui, journée
internationale des ouvrières, dans tous les pays du monde
d’innombrables réunions d’ouvrières voteront des adresses de
félicitation à la Russie des Soviets, qui a inauguré l’œuvre
difficile, mais grande et féconde, de leur libération ; les leaders
du mouvement féminin exhorteront à ne pas perdre courage devant la
sauvage réaction bourgeoise. Plus un pays bourgeois est « libre » ou
« démocratique », plus les capitalistes répriment avec cruauté le
mouvement ouvrier. Nous en avons un exemple dans la République
démocratique des Etats-Unis. Mais les travailleurs se réveillent. La
guerre impérialiste a tiré de leur torpeur les masses laborieuses
d’Amérique, d’Europe et même d’Asie.
Le monde entier est
en effervescence. La libération des peuples du joug de
l’impérialisme, la libération des ouvriers et des ouvrières du joug
du capital progresse irrésistiblement. Elle s’accomplit, grâce à la
poussée de dizaines et de centaines de millions d’ouvriers et
d’ouvrières, de paysans et de paysannes. C’est pourquoi la cause de
l’émancipation du travail triomphera dans le monde entier.
En 1977, les Nations
Unies officialisent la "Journée Internationale des Femmes".
http://www.lescommunistes.org/article.php3?id_article=402
extrait :
http://www.pcf.fr/?iddoc=2231
Le point-clé se trouve dans le travail
domestique, travail non reconnu, non rémunéré, exclu de la théorie
comme ne produisant pas de valeur d'échange. Ce travail effectué au
profit du mari, lorsqu'il est accompli par un tiers, à l'extérieur
est rémunéré, inclus dans la comptabilité nationale : l'agent
d'entretien, la blanchisseuse, le charcutier-traiteur...Le profiteur
n'est pas le capitaliste mais bien le mari qui récupère du travail
gratuit
et le CSF est d’une
pauvreté intellectuelle… elle retranscrit textuellement la
propagande des UN et Unesco :
http://www.unesco.org/courier/2000_02/fr/ethique/txt1.html