Tous ceux qui tirent leurs revenus du divorce d’autrui
participent à l’industrie du divorce. Il y a bien sûr les avocats, les juges,
les greffiers et les huissiers mais aussi les agents d’immeuble, les marchands
de meubles, les refuges pour femmes victimisées et les psychologues qui sont
appelés comme expert devant le Tribunal.
La recommandation faite par un comité sénatorial en 1998 de
changer le processus de divorce du mode de la confrontation à celui de la
conciliation avait été reçue avec hostilité par le monde juridique. N’y a-t-il
pas un problème éthique à faire passer les intérêts avocats avant ceux de
leurs clients?