La garde partagée est, il faut bien le reconnaître, une formule
exigeante pour tous ceux qui y participent et les conditions qui en assurent
la réussite sont rarement réunies.
La formule classique où l’un des parents est le parent gardien
et l’autre, le parent visiteur, comporte également des inconvénients dont le
plus important est que le parent visiteur est progressivement exclu de la vie
de son enfant.
Dans son rapport publié en 1998, le
COMITÉ MIXTE SPÉCIAL SUR LA
GARDE ET LE DROIT DE VISITE DES ENFANTS
recommandait de remplacer la formule actuelle par celle de partage des
responsabilités parentales qui considère que les parents continuent d’assumer
leurs responsabilités parentales même quand l’enfant demeure avec l’autre
parent.
Dans une entrevue qu’elle accordait au National Post, Anne
McLellan, la ministre de la Justice d’alors déclarait qu’elle rejetait l’idée
parce qu’elle «perpétuerait l’influence et la domination qu’exercent les
hommes envers les femmes.» Au nom de la croisade menée envers
les hommes,
les mesures qui pourraient permettre de les rapprocher de leurs enfants ne
sera pas mis en place.