· La
première superstition veut qu’après la rupture du couple, le parent gardien
et ses enfants forment une famille monoparentale et que le parent visiteur
est souvent un parent décrocheur. Même si on devait débattre jusqu’au
jugement dernier que le père est toujours, presque toujours, parfois ou
souvent un père décrocheur, il reste que la pension alimentaire qu’il est
tenu de verser en vertu d’un jugement du
Tribunal de la famille
est saisi par l’État à même ses revenus.
· La
pension alimentaire qui n’est pas taxable n’est pas calculée dans les
revenus du parent gardien. Des simulations ont permis d’établir qu’un parent
gardien qui vivrait à la limite du seuil de la pauvreté devrait avoir des
revenus taxables de 60 000$ par année pour maintenir son niveau de vie.
· Le
parent visiteur doit payer des impôts sur l’ensemble de ses revenus, y
compris sur ce qu’il verse à titre de pension alimentaire pour enfant. Il
n’est pas rare que les obligations alimentaires et les obligations fiscales
d’un parent visiteur soient supérieures à ses revenus.
· La
pension alimentaire pour enfant est indexée au coût de la vie et sera
majorée même quand les revenus du payeur n’augmentent pas d’autant.
· Pour
un revenu égal, la situation fiscale du parent gardien est plus avantageuse
que si elle était restée en couple.
· Si
le parent visiteur devait perdre son emploi, ses obligations alimentaires
resteraient inchangées à moins qu’il ne se présente devant le tribunal avec
un avocat alors qu'il est souvent incapable d'en payer les honoraires.