Le gouvernement du Québec prétend appliquer la politique de la
tolérance zéro en matière de violence domestique. Cette position a été induite
en 1986 à la suite des représentations de groupes de pression qui prônent la
suprématie féminine. Pour leur part, les politiciens qui n’ont rien à dire
alors qu’on leur donne l’occasion de dire quelque chose disent parfois des
bêtises.
La politique de la tolérance zéro a des effets pervers.
· De
gros yeux méchants qu’une dame prétend avoir interprété comme une menace à
son égard est traité par le système judiciaire avec la même sévérité que
des coups qui auraient justifié son admission au service des soins
intensifs.
· La
politique de la
tolérance zéro nécessite des ressources
infinies. Il existe maintenant des dizaines de refuges pour
femmes victimisées qui sont sous-utilisés et équipé de portes blindées et
de systèmes de sécurité sophistiqués.
· En
2002, Claudel Toussaint, candidat lors d’une élection provinciale
complémentaire a dû retirer sa candidature parce que son ex-épouse avait
signalé le 9-1-1 au cours d’une dispute. Elle n’avait, par la suite, pas
porté plainte contre son conjoint. La ministre responsable de la condition
féminine avait alors évoqué la
politique de la tolérance zéro
pour demander le retrait de sa candidature.
· L’État
refuse d’apporter son aide aux organismes masculins de peur qu’on lui
reproche d’avoir soutenu des criminels.
Assez étrangement, même s’il est largement admis que des hommes
sont aussi victimes d’un conjoint violent, il semble que la
politique de la tolérance zéro
ne soit pas applicable dans tous les cas.