Au Québec, quand une femme porte des allégations de violence conjugale contre
son conjoint, les forces policières n’ont pas le droit de mener une enquête La
cause est automatiquement référée au substitut du procureur général qui, sans
connaître les résultats d’une enquête qui n’a pas eu lieu, doit décider si les
preuves sont suffisantes pour porter des accusations contre le prévenu.
Souvent, une enquête sommaire aurait établi que le prévenu n’était pas sur les
lieux où on l’accuse d’avoir commis le crime. Est-ce que le
fait de porter de fausses allégations n’est pas, en soi, une forme de violence
domestique?