· Si
vous pensez sauter du haut d’un pont ou d’un édifice, vous pourriez vous
entraîner en prenant des cours de parachutisme.
· Si
vous prévoyez sauter, assurez vous que la voie soit libre et que vous ne
blessiez personne en atterrissant.
· Habillez-vous
convenablement pour l’occasion.
· Profitez-en
pour endosser une cause et faites de votre suicide un événement publicitaire
pour la cause que vous aurez choisie.
· Si
vous souhaitez laisser aux survivants des organes usagés, remettez-vous en
forme par politesse pour ceux qui les utiliseront. Perdez du poids, cesser
de fumer et de boire pendant quelques mois avant de mourir. Une période de
deux ans serait idéale pour vous remettre en forme.
· Maintenant
que vous n’avez plus rien à perdre, faites ce que vous ne feriez pas
autrement.
· Présentez-vous
à l’ambassade de Chine déguisé en moine Bouddhiste, aspergez-vous d’essence
et demandez si quelqu’un a une allumette.
· Bagarrez-vous
avec des policiers.
· Présentez-vous
au Ministère des affaires indiennes déguisé en Inuit, aspergez-vous de
graisse de phoque et demandez si quelqu’un a une allumette.
· Faites
la grève de la faim pour obtenir la fin des grèves de la faim. Faites-vous
commanditer par un marché d’alimentation et versez les profits à un
organisme qui aide les pères divorcés.
· Entrez
dans une banque pendant une prise d’otages et menacez les brigands de leur
envoyer de mauvaises vibration s’ils ne se rendent pas.
· Annoncez
votre suicide à une date précise et disparaissez la veille sans laisser de
traces. Sept ans plus tard, quand on aura émis votre certificat de décès
vous pourrez réclamer votre assurance-vie.
· Faites
une soirée au cours de laquelle vous invitez vos anciennes flammes et leur
conjoint et, au moment du dessert, demandez leur laquelle vous a infecté
avec le virus du SIDA.
· Contractez
une assurance vie et attendez deux ans avant d’avoir le droit de vous
suicider. Inscrivez comme bénéficiaire, un organisme qui aide les pères
divorcés.
· Soyez
original. Évitez les méthodes classiques comme les armes à feu, le métro, le
poison, les somnifères, les chutes, la noyade et l’hypothermie. Pincez-vous
le nez et cessez de respirer.
· Faites
une mise en scène pour faire croire que vous avez été assassiné par le
ministre de l’environnement qui voulait taire la relation amoureuse qu’il
avait eu avec vous. Les suicides bien préparés sont mentionnés dans les
manuels d’Histoire.
· Quand
vous ne serez plus là, vous ne connaîtrez pas la suite. C’est comme ça. Il
faut faire des choix dans la mort.
· Le
suicide est un très mauvais exemple pour la jeunesse. Avant de passer à
l’acte, faites-vous oublier pendant au moins 24 mois.
· Puisque
vous n’avez plus rien à perdre, essayez donc de vous rendre utile avant d’en
finir. Ce ne sont pas les occasions qui manquent et puis vous laisserez un
bon souvenir derrière vous.
· Si
vous pensez en finir pour des raisons d’argent, sachez que la loi ne permet
pas d’emprisonner quelqu’un pour le punir de ne pas honorer ses dettes.
Quand on a rien, c’es qu’on a plus rien à perdre.
· Cherchez
dans le Dictionnaire
des noms propres le nom de tous ceux qui n’ont
jamais touché le fond.
· Lisez
la biographie d’Abraham
Lincoln et celle de
Winston Churchill.
Ça devrait vous remonter le moral.
· Avez
vous vu un médecin? Peut-être ne s’agit-il que d’une dépression passagère
qu’un flacon d’antidépresseurs pourrait soulager.
· Pensez
à ceux qui tiennent à vous et téléphonez à chacun d’entre eux pour lui
expliquer votre décision d’en finir. Si vous pensez que personne ne tient à
vous, pensez à tous ceux avec qui vous pourriez tisser des liens.
· N'y
a-t-il rien que vous vous étiez promis d'accomplir avant de sauter?
Avez-vous lu tous les livres que vous vous étiez promis de lire, vu tous les
films qui vous intéressent. Où en êtes-vous avec les collections que vous
aviez entreprises?
· Quand
on est mort, c'est pour longtemps.
· Vous
ne serez jamais vieux. Vous n'agoniserez jamais dans un lit d'hôpital
entouré d'infirmières affriolantes et de vos proches qui vous auraient
apporté des chocolats à tous les deux jours.
· Vous
pourriez animer un groupe d'entraide pour les suicidaires, ouvrir des
franchises, devenir riche et financer un organisme qui aide les pères
divorcés.
· Si
vous pensez que vous ne vous manquerez pas, c'est que vous n'êtes pas assez
pessimiste pour vous suicider.
· Vous
devriez vous joindre à un groupe d'entraide ou à une fraternité.
Entourez-vous d'amis sur lesquels vous pouvez compter.
· Peut-être
que c'est vrai les histoires de réincarnation, de karma, de fantôme, de
purgatoire, d'enfer et que les suicidés y sont mal reçus.
· Prenez
position pour ou contre une cause et n'ayez plus peur de rien. Vous n'avez
plus rien à perdre, faites-vous détester.
· Ça
pourrait faire mal
· Faites
une levée de fonds pour une cause à laquelle vous tenez et promettez-vous de
ne vous suicider qu'après avoir atteint l'objectif que vous vous serez fixé.
· Vous
pourriez regretter votre geste dans l'ambulance qui vous mène à l'urgence.
· Vous
pourriez attraper une saleté nosocomiale à l’unité des soins intensifs.