Le 6 décembre 2001, le jour de l’anniversaire de la
tragédie de Polytechnique,
au cours de laquelle quatorze étudiantes ont été abattues par un dérangé,
l’Assemblée Nationale
du Québec adoptait une résolution pour s’opposer
à la violence faite aux
femmes.
La notion de
violence faite aux femmes est
formidable. Tout le monde se souvient de la fois où on
tentait de nous faire croire que les Juifs sont tous des voleurs ou de l’autre
fois où on avait tenté de faire croire que les gens qui ont la peau foncée
sont paresseux sales et bêtes. La notion que
la violence faite aux femmes
puisse exister et le racisme sont aussi méprisables l’un que l’autre. L’idée
que chaque homme soit coupable de crimes qu’il n’a pas commis induit des abus
qui dont chaque homme porte individuellement les conséquences.
La politisation de la question de la violence domestique
comporte une autre conséquence plus dramatique encore. À cause de la
Politique de la tolérance zéro
envers la violence
faite aux femmes, l’attention est désormais
détournée des actes de violence commis par des femmes envers leurs proches.
Nombreuses sont celles qui abusent de la situation, maltraitent impunément
leurs enfants et neutralisent le père de leur enfant en les accusant
faussement.
Les seuls organismes qui ont droit à l'aide financière de
l'État et qui offrent des services adaptés aux besoins spécifiques des hommes
sont ceux qui offrent des services de thérapie pour hommes violents. Quand
c'est un homme qui la subit, la violence domestique n'est pas inacceptable.
Le
Groupe d'intervention en violence congugale chez les lesbiennes,
pour sa part, reçoit l'aide de l'État. Quand une femme subit de la violence de
la part d'une autre femme, elle a droit à l'aide de l'État. Quand c'est un
homme qui subit la violence de la part d'une femme, il n'a pas droit aux mêmes
services que ceux qui sont offerts aux femmes.