Quand un homme est accusé de violence conjugale, en attendant
son procès, le juge le soumet à des
conditions. L’une des conditions à
laquelle les hommes qui sont dans cette position sont condamnées est de ne
visiter ses enfants que sous la supervision d’in intervenant accrédité. Bien
qu’un accusé qui n’a pas encore subi son procès bénéficie toujours de la
présomption d’innocence, le Tribunal de la Famille impose cette condition par
mesure de prévention pour assurer la sécurité des enfants.
Puisque les organismes masculins ne reçoivent pas l’aide de
l’État, les services de
visites parentales supervisées ne
sont disponibles qu’auprès d’organismes féminins qui, eux, ont accès à l’aide
de l’État. Ces organismes sont souvent associés à un refuge pour
femmes victimisées et leur approche varie entre un féminisme modéré et une
hostilité ouverte envers tous les hommes. Leurs tarifs sont habituellement de
25$ l’heure par enfant pour un maximum de deux heures à tous les quinze jours.
Les rencontres on lieu dans un cubicule de 9 mètres carrés dans lequel le père
est enfermé avec ses enfants, l’intervenante et son calepin de notes. Chaque
parole et chaque geste pourra être rapporté devant le tribunal.
La formule de visites
supervisées constitue l’un des obstacles importants à l’exercice du rôle de
père. Il n’est pas rare qu’un père se prive de voir son enfant parce qu’il est
incapable de payer le tarif demandé ou parce qu'il juge inacceptables les
conditions dans lesquelles se déroulent la visite supervisée. Au tribunal, la partie adverse
ne manquera pas de lui reprocher de négliger ses enfants.