L'apparition
de méthodes efficaces de contraception a donné aux femmes le contrôle de
leur propre fonction de reproduction aussi bien que sur celle des hommes.
Il
n'est pas rare d'entendre un homme se plaindre d'avoir été piégé dans une
paternité non désirée par une femme avec laquelle il ne désirait pas avoir
un enfant.
On
entend parfois des hommes se plaindre qu'ils désireraient avoir un enfant
mais que la décision ne leur appartient pas. La grossesse sera toujours un
domaine de juridiction féminine.
Les
même règles s'appliquent au sujet de l'avortement, un champ de compétence
strictement féminin dans lequel, au mieux, les hommes n'agissent qu'à titre
consultatif.
Il
existe des situations où il est entendu que le compagnon de la mère n'est
pas le père biologique de l'enfant du couple. Dans une situation comme
celle-ci, au moment de la rupture du couple, il n'est pas rare que le tribunal
de la famille condamne l'ex-conjoint de la mère à verser une pension
alimentaire pour l'enfant qui n'est pas le sien. Il devient évident que
l'égalité est toujours à sens unique et que ce n'est pas dans le sens des
hommes.