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Ça sent le totalitarisme à plein nez Non mais, vous l'avez vue celle-là. Maintenant que les hommes osons enfin lever le ton et demander la réciprocité en matière d'égalité des sexes, voilà qu'on parle de changer les règles. On abolirait le Conseil du statut de la femme et on créerait un improbable Conseil de l'Égalité. Ben voyons-donc. Évidemment, puisque notre amie Diane serait mise en disponibilité, on pourrait la nommer à la présidence du nouvel organisme. Une pierre deux coups. Pas de Conseil du statut de l'homme; pas de problème. Pour les réclamations, veuillez vous adresser à madame la présidente du Conseil de l'égalité. Faites bien attention, quand je suis fâché je ne suis pas gêné. L'Italie aurait la Tour de Pise et le Québec aurait le Conseil de l'Égalité. Ce serait une autre attraction touristique qui penche toujours du même côté. Si on se replace dans le contexte de l'époque où il a été créé, on comprend que le Conseil du statut de la femme avait son utilité. Aujourd'hui, cependant, on n'ose pas l'abolir de peur de déplaire à l'engeance fémisexiste et on ne réussit pas à trouver les justifications à son maintien. Oh, la belle patate chaude que voilà. Le problème, voyez-vous, c'est que depuis qu'il est question de la création du Conseil de l'Égalité, au gouvernement, on continue d'ignorer l'existence des besoins des hommes. Il y a même une attachée politique du ministère de la Santé qui a "conseillé" à la direction de la Maison père enfant du Québec, un organisme qui offre des services aux hommes, qu'elle garde ses distances d'avec Content d'être un gars si elle veut espérer, un jour, recevoir l'aide de l'État. Vous la sentez la Chine de Mao? Selon cette même fonctionnaire, nous serions un haut-lieu du sexisme. Ah bon? Évidemment, quand c'est le CSF qui fait une déclaration cinglante, ce n'est jamais sexiste. Quand sa présidente déclare que les hommes demandent la garde de leur enfant pour économiser le prix de la pension alimentaire, ce n'est pas sexiste, c'est vrai. Comme le dit si bien Pierrette Bouchard, la titulaire de la chaire d'études Claire-Bonenfant sur la condition féminine, "Ben voyons-donc." | ||||