Content d'être un gars
Glad to be a guy
19 octobre 2004
Yves Pageau

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Le suicide féminin: un acquis pour la Condition masculine

L'augmentation du tabagisme chez les femmes, la productions de voitures plus puissantes et moins sécuritaires destinées au marché féminin ainsi que toutes les habitudes qui ont contribué à la réduction de l'espérance de vie des femmes constituent des percées importantes pour la Condition masculine. L'augmentation du taux de suicide féminin constitue certainement la prochaine étape devant mener au recul de la suprématie féminine. Il existe des façons efficaces d'induire cette augmentation.

En réduisant la proportion de femmes disponibles, la prochaine étape consistera à confiner une grande proportion de celles qui restent à des travaux domestiques afin de les éliminer des postes de pouvoir et rétablir la suprématie masculine qui n'aurait jamais dû être interrompue.

On peut facilement imaginer que l'expression des idées qui précèdent ne saurait être tolérée. Si quelqu'un devait s'aviser de formuler quoi que ce soit qui y ressemble, même de loin, il ne devrait pas se surprendre de retrouver son nom dans un rapport publié par Condition féminine Canada. Le problème ne vient pas du fait qu'on retrouve des propos équivalent dans un rapport publié par Condition féminine Canada, mais que personne dans l'industrie des communications n'a jugé à propos de le dénoncer. Peut-être est-ce parce que, souffrant d'un style merdique, le rapport Bouchard est inaccessible aux non-initiés.

Dans le rapport que publiait Condition féminine Canada, La réussite scolaire comparée selon le sexe: catalyseur des discours masculinistes, les auteurs font justement l'apologie de l'échec scolaire des garçons dont elles disent qu'il constitue l'un des acquis du féminisme et défendent l'idée que les responsables gouvernementaux continuent de ne rien faire pour réduire l'incidence de suicide auprès des hommes en affirmant que le suicide masculin favorise la cause des femmes. C'est inacceptable. Pourtant, quand une députée, à la Chambre des communes, a soulevé l'incongruité de l'affaire, Sheila Copps avait défendu le rapport en question en arguant que "les femmes" gagnent, en moyenne. moins que "les hommes." Madame Copps n'a pas été ré-élue.

Sans doute les auteurs du Rapport Bouchard n'avaient-elles pas prévu que le document qu'elles ont produit brasserait autant de merde-noire. Même si ledit rapport s'offusque de l'existence de groupes masculins, à l'époque de sa rédaction, les groupes masculins étaient quasi inexistants. Maintenant que nous sommes solidement implantés, il y a fort à parier que le Rapport Bouchard passera à l'histoire comme le déclencheur de la fin du féminisme triomphant.