Une
histoire qui a trop duré
Quand
l'État confie aux ligues féministes le mandat de le conseiller en matière
de lutte à la violence conjugale, de politique devant mener à l'équité
salariale ou de politique familiale, s'attend-t-il vraiment à recevoir une
réponse impartiale? Quand la Présidente du Conseil du statut de la femme
parle d'aider les hommes, elle prend bien soin de préciser que c'est des
hommes violents dont elle parle et quand il est question de lutter contre la
violence conjugale, elle prend bien soin de préciser qu'on parle bien de
violence faite aux femmes.
Vous
savez quoi? En mettant le doigt sur le bobo, la société québécoise vient
de faire un pas de géant.
À
la fin du mois de janvier 2005, la Commission des Affaires sociales
entendra des avis au sujet d'un document portant sur l'égalité entre les
femmes et les hommes que le Conseil du statut de la femme a préparé en
vase clos. Moins de vingt-quatre heures après la date de remise des mémoires
soumis à la Commission des Affaires sociales, les avis qui lui ont
été soumis circulent sur la Toile. Quelques axes s'en dégagent.
L'égalité,
nous disent les représentantes des ligues féministes, serait une
prérogative féminine; toutes les victimes d'actes de violence conjugale
seraient des femmes et tous les coupables, dans ces affaires, seraient des
hommes; seules les femmes seraient autorisées à discuter des questions
relatives à l'égalité entre les femmes et les hommes. On sent que la
conversation n'ira pas loin.
La
Commission des affaires sociales, si elle devait accepter les diktats du
féminisme sectaire remettra tout en place comme si de rien était et seules
les ligues féministes continueront d'avoir le droit d'élaborer les
politiques gouvernementales en matière de lutte à la violence domestique. Si
c'est l'erreur que devait choisir de commettre la Commission des affaires
sociales, il ne faudrait pas se surprendre des conséquences. Les hommes,
coincés par un système où seules les féministes sectaires ont droit de
parole, n'ont plus rien à perdre. Les survivants sont prêts à tout pour
changer le cours d'une histoire qui a trop duré.