Content d'être un gars
Glad to be a guy
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8 décembre 2004
Yves Pageau

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Une histoire qui a trop duré

Quand l'État confie aux ligues féministes le mandat de le conseiller en matière de lutte à la violence conjugale, de politique devant mener à l'équité salariale ou de politique familiale, s'attend-t-il vraiment à recevoir une réponse impartiale? Quand la Présidente du Conseil du statut de la femme parle d'aider les hommes, elle prend bien soin de préciser que c'est des hommes violents dont elle parle et quand il est question de lutter contre la violence conjugale, elle prend bien soin de préciser qu'on parle bien de violence faite aux femmes.

Vous savez quoi? En mettant le doigt sur le bobo, la société québécoise vient de faire un pas de géant.

À la fin du mois de janvier 2005, la Commission des Affaires sociales entendra des avis au sujet d'un document portant sur l'égalité entre les femmes et les hommes que le Conseil du statut de la femme a préparé en vase clos. Moins de vingt-quatre heures après la date de remise des mémoires soumis à la Commission des Affaires sociales, les avis qui lui ont été soumis circulent sur la Toile. Quelques axes s'en dégagent.

L'égalité, nous disent les représentantes des ligues féministes, serait une prérogative féminine; toutes les victimes d'actes de violence conjugale seraient des femmes et tous les coupables, dans ces affaires, seraient des hommes; seules les femmes seraient autorisées à discuter des questions relatives à l'égalité entre les femmes et les hommes. On sent que la conversation n'ira pas loin.

La Commission des affaires sociales, si elle devait accepter les diktats du féminisme sectaire remettra tout en place comme si de rien était et seules les ligues féministes continueront d'avoir le droit d'élaborer les politiques gouvernementales en matière de lutte à la violence domestique. Si c'est l'erreur que devait choisir de commettre la Commission des affaires sociales, il ne faudrait pas se surprendre des conséquences. Les hommes, coincés par un système où seules les féministes sectaires ont droit de parole, n'ont plus rien à perdre. Les survivants sont prêts à tout pour changer le cours d'une histoire qui a trop duré.