Content d'être un gars
Glad to be a guy

27 Février 2005
Yves Pageau

 

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Contrôler la diffusion de l'information
est un réflexe totalitaire

Si les totalitarismes n'ont pas d'opposition c'est parce qu'ils n'autorisent pas les tribunes où elles pourraient s'exprimer.

Récemment, la télévision de Radio-Canada a présenté coup sur coup deux reportages qui tous les deux jettent la lumière sur la condition masculine au Québec. L'un dans le cadre de l'émission Justice et l'autre, la Machine à broyer les hommes, dans le cadre de l'émission Enjeux. Les conséquences qu'ont trop souvent pour des hommes l'application des politiques gouvernementales sont intolérables parce qu'elles accordent aux membres de la moitié féminine de la population le statut de victime par défaut.

Chez les réactionnaires-progressistes, chez les représentants du Girlpower et leurs alliés le Collectif des Totons, on a rapidement crié au scandale et entrepris une campagne visant à obtenir que le CRTC (Conseil de le Radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) interdise désormais la diffusion d'information qui présente les aspects moins reluisants du Girlpower. Il y des choses qu'on préfèrerait garder secrètes, au sujet desquelles il vaudrait mieux rester discret.

L'entêtement que mettent les représentants du Girlpower à tenter d'interdire tout ce qui ne favorise pas l'augmentation de son hégémonie laisse comprendre qu'à défaut de proposer un projet défendable, le Girlpower entend faire l'économie de sa défense. C'est une attitude avec laquelle les totalitarismes nous ont familiarisés. Le procédé est ignoble. Nous regrettons de l'annoncer mais l'ignominie appelle l'ignominie.

Les représentantes du Girlpower auraient dû réfléchir avant d'autoriser Martin Dufresne à se comporter en Mussolini de landromat. Ils ont voulu la guerre? Ils ont cautionné l'ignominie? Tant pis. Feu à volonté.