Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le premier mai 2005
Yves Pageau

 

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Le Pouvoir féminin entre en période de réflexion

Jusqu'à récemment, l'affaire était ketchup pour le pouvoir féminin. Personne n'osait remettre en question la vérité vraie. Les femmes sont victimes de discrimination systémique, les hommes sont au service d'une force occulte, le patriarcat. Fin de la discussion. On prend un autre appel on laisse le féminisme d'État s'occuper du reste.

C'était avant l'apparition des irréductibles résistants. Ces hommes qui refusent de courber l'échine et d'avoir honte pour des crimes dont ils ne sont pas coupables. Comment, comment? On a parlé d'un ressac antiféministe, de la montée de la droite masculiniste, on a injurié, tenté de discréditer. Rien à faire, la dérision a persisté et gagné de l'importance. Il fallait faire quelque chose, mais quoi? Fallait-il les combattre ou les ignorer en espérant qu'ils finissent par se dissiper? On a commencé par feindre les ignorer et puis au cours de la semaine du 18 avril 2005, l'occasion était belle de déployer l'armada. Le congrès International Paroles d'hommes faisait la démonstration à la face du monde que la vertu féministe est menacée. Il fallait attaquer. C'est là que ça a chié.

L'opinion publique n'a pas suivi le mouvement des commandos anti-masculinistes. La menace annoncée n'étant pas au rendez-vous, les représentantes du Pouvoir féminin et leur auxiliaires mâles sont rentrés à la niche bien gentiment. Que feront-ils maintenant qu'ils ont épuisé toutes leurs munitions? Admettront-ils qu'ils ont fait FAUSSE ROUTE ou feront-ils une autre tentative pour empêcher la prise de parole masculine qu'ils considèrent leur adversaire?

Les dirigeants politiques, pour leur part, finiront bien par comprendre que le mensonge féministe est périmé. Ce n'est plus désormais qu'une question de temps avant que les intérêts des hommes soient invités à la table du pouvoir. Faudra-t-il accepter la première invitation? Ce serait s'exposer à de bien modestes aménagements que le Pouvoir féminin ne manquera pas de proposer en espérant calmer la grogne. Ce serait aussi nous manquer de respect à nous-même que d'accepter que l'égalité ne soit pas réciproque.

Il ne fait aucun doute que les plus cupides d'entre nous joueront gentiment le jeu en se contentant des trois sous que le pouvoir féminin daignera consentir en croyant calmer la grogne. Qu'importe. La grogne continuera de faire grimper les enchères. Il y aura ensuite une deuxième période d'injure envers les intérêts des hommes. Les attaques seront vicieuses envers les représentants des intérêts masculins qui auront refusé de se contenter des aménagements pourtant généreux que leur aura consenti le Pouvoir féminin.

Le meilleur reste à venir.