Le Pouvoir féminin entre en période de
réflexion
Jusqu'à récemment, l'affaire était
ketchup pour le pouvoir féminin. Personne n'osait remettre en question la vérité
vraie. Les femmes sont victimes de discrimination systémique, les hommes sont au
service d'une force occulte, le patriarcat. Fin de la discussion. On prend un
autre appel on laisse le féminisme d'État s'occuper du reste.
C'était avant l'apparition des
irréductibles résistants. Ces hommes qui refusent de courber l'échine et d'avoir
honte pour des crimes dont ils ne sont pas coupables. Comment, comment? On a
parlé d'un ressac antiféministe, de la montée de la droite masculiniste, on a
injurié, tenté de discréditer. Rien à faire, la dérision a persisté et gagné de
l'importance. Il fallait faire quelque chose, mais quoi? Fallait-il les
combattre ou les ignorer en espérant qu'ils finissent par se dissiper? On a
commencé par feindre les ignorer et puis au cours de la semaine du 18 avril
2005, l'occasion était belle de déployer l'armada. Le congrès International
Paroles d'hommes faisait la démonstration à la face du monde que la vertu
féministe est menacée. Il fallait attaquer. C'est là que ça a chié.
L'opinion publique n'a pas suivi le
mouvement des commandos anti-masculinistes. La menace annoncée n'étant pas au
rendez-vous, les représentantes du Pouvoir féminin et leur auxiliaires mâles
sont rentrés à la niche bien gentiment. Que feront-ils maintenant qu'ils ont
épuisé toutes leurs munitions? Admettront-ils qu'ils ont fait FAUSSE ROUTE ou
feront-ils une autre tentative pour empêcher la prise de parole masculine qu'ils
considèrent leur adversaire?
Les dirigeants politiques, pour leur
part, finiront bien par comprendre que le mensonge féministe est périmé. Ce
n'est plus désormais qu'une question de temps avant que les intérêts des hommes
soient invités à la table du pouvoir. Faudra-t-il accepter la première
invitation? Ce serait s'exposer à de bien modestes aménagements que le Pouvoir
féminin ne manquera pas de proposer en espérant calmer la grogne. Ce serait
aussi nous manquer de respect à nous-même que d'accepter que l'égalité ne soit
pas réciproque.
Il ne fait aucun doute que les plus
cupides d'entre nous joueront gentiment le jeu en se contentant des trois sous
que le pouvoir féminin daignera consentir en croyant calmer la grogne.
Qu'importe. La grogne continuera de faire grimper les enchères. Il y aura
ensuite une deuxième période d'injure envers les intérêts des hommes. Les
attaques seront vicieuses envers les représentants des intérêts masculins qui
auront refusé de se contenter des aménagements pourtant généreux que leur aura
consenti le Pouvoir féminin.
Le meilleur reste à venir.