Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 17 juillet 2005
Yves Pageau

 

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

La caste des femmes

C'est le 25 avril dernier, à l'occasion de la commission des Affaires sociales que Jocelyne Caron, la députée de Terrebonne, a parlé de la caste des femmes pour la première fois. Depuis lors, le terme s'est répandu comme une traînée de poudre auprès des membres de la fonction publique. On a rapporté qu'il ne laisse personne indifférent.

Quand un terme provoque la controverse, que certains s'objectent à son utilisation, c'est généralement parce qu'on refuse de reconnaître l'existence de la réalité qu'il désigne. Les mots sont inoffensifs. Seule la réalité peut parfois être brutale. On se souvient qu'en mars 2002, Sue Edelman, alors ministre responsable de la condition féminine au Yukon avait été forcée de donner sa démission pour avoir désigné du terme féminazies certaines féministes qui l'entouraient. Depuis, le nom de l'organisme l'Après-rupture a été placé sur la liste noire du gouvernement du Québec pour avoir publié un texte dans lequel on retrouve le terme honni.

La thèse que défend le féminisme d'État est que la moitié féminine de la population souffrirait des effets d'une conspiration masculine qui justifient que des privilèges et les ressources de l'État lui soit consacrée. La réalité est toute différente. Selon la logique féministe, la société serait constituée de deux groupes distincts, celui des femmes et celui des hommes. L'égalité tant recherchée mais jamais atteinte ne serait possible qu'en accordant sans cesse plus de privilèges à la moitié féminine de la population. L'équation est absurde.

Dans les milieux proches du pouvoir, on profite allègrement du marché de dupes que propose le féminisme d'État. On ne permet à personne d'en dénoncer la supercherie. La démonstration de la discrimination dont les femmes seraient les victimes est toujours facile à faire. Il s'agit de citer une occurrence hors de son contexte sans même avoir à en faire la preuve pour qu'aussitôt, la discrimination devienne une règle universelle. Combien de fois a-t-on entendu dire que les femmes subissent une intolérable discrimination parce qu'un plus grand nombre de femme que d'hommes occupent un emploi au salaire minimum. Ta-dah. Fin de la démonstration, on prend un autre appel. Le procédé n'est pourtant pas réversible. Si plus d'hommes sont victimes de fausses allégations de violence conjugale, si presque tous les payeurs de pension alimentaire vivent dans la misère, ça ne serait que des cas individuels. Je serais curieux d'entendre la conversation qu'auraient ensemble une féministe et un Témoin de Jéhovah.

Le gouvernement québécois a récemment adopté une loi qui régit le travail des démarcheurs auprès de l'appareil gouvernemental. Personne ne semble avoir remarqué que le féminisme n'est autre chose qu'un formidable lobby qui ne défend pas nécessairement les intérêts de la moitié féminine de la population mais toujours ceux de la caste des femmes. Faudrait-il que la transgression à la loi que constitue l'existence du féminisme d'État soit porté à l'attention des tribunaux pour qu'enfin tous les citoyens soient traités équitablement?