Content d'être un gars
Glad to be a guy
24 février 2004
Yves Pageau

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Féministes en désarroi

Qui aurait prédit un renversement de situation aussi rapide. Il n'y a pas deux ans, c'est sans sourire qu'on parlait du "désarroi masculin." Les hommes n'avions plus usage que du frein-accélérateur. Il fallait respecter les préceptes d'un féminisme revanchard et misandre et, d'un même élan, tenter, tant bien que mal, de nous trouver une niche dans une société où les qualités masculines n'ont vraiment pas la cote. Vous connaissez l'histoire du cheval qui s'appelait Hercules et à qui le cavalier disait "Avance Hercules".

Aujourd'hui, la situation a évolué. Quelques-uns d'entre-nous avons convenu que nous en avions assez de jouer le caniche de madame. Les féministes n'étaient pas préparées à ça. Plusieurs ont l'auréole tout de travers. "Comment ça? des hommes osent prendre la parole?" se sont-elles répété, interloquées. "Faites les taire et ça presse." Pierrette Bouchard, la titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant sur la condition féminine a même co-signé un document dans lequel elle demande que la critique du féminisme soit sanctionnée par le code criminel comme de la propagande haineuse. Trouvez la synapse.

La prise de parole masculine a permis de lever le voile sur les incongruités les plus criantes du machisme qui se fait appeler féminisme. Comment se fait-il, par exemple, qu'on ne parle que de "la violence faite aux femmes", l'autre serait-elle inexistante? On parle pourtant d'une politique de tolérance zéro dans ce domaine. Les fémisexistes n'ont pas apprécié et n'ont réussi ni tout à fait à feindre l'indifférence, ni à entreprendre une conversation honnête au sujet des contradictions du féminisme. C'est pourtant ce que nous souhaitons et nous avons répété notre invitation régulièrement depuis la création de Content d'être un gars il y a maintenant presque deux ans.

Nous avons appris que, si le Conseil du statut de la femme, l'interlocuteur tout désigné pour une conversation portant sur le féminisme d'État n'a pas daigné répondre à notre invitation, ce serait sous prétexte que nous ne constituons pas un interlocuteur valable. Comme prétexte, on a déjà vu plus convaincant. La véritable raison est sans doute que les représentants du CSF savent qu'il vaut mieux pour elles s'enfermer dans leur tour que d'entreprendre une conversation honnête au cours de laquelle, leurs justifications fallacieuses pourraient être mises en doute.

Au point où nous en sommes, ce sont les dépositaires du sexisme qui se fait appeler féminisme qui sont assiégées. Tôt ou tard elles devront quitter leur forteresse et plus elles attendront pour le faire, plus cruelle sera leur défaite. Vraiment, l'avenir s'annonce radieux pour les hommes.