Question d'éthique. Imaginons, l'espace
d'un instant, qu'on ait détourné chaque année pendant des décennies des
centaines de millions de dollars des richesses de l'État. Imaginons ensuite
qu'il ait été démontré que la justification de tout ceci n'est qu'une vaste
supercherie et que, malgré tout, l'État continue d'engouffrer toujours autant
d'argent dans une industrie dont on sait qu'elle est inutile. En fait
l'industrie à laquelle je pense n'est pas totalement inutile puisqu'en échange
des sommes dépensées inutilement, les élus croient recevoir des appuis
politiques. Bon, et puis, ça créé des emplois, ça fait rouler l'économie. Un
demi milliard de dollars par année, même canadiens, ce n'est pas rien.
La question que je pose est celle-ci:
si pour 200 malheureux millions de dollars, le juge Gomery menace de mettre au
frais quelques grosses poches de l'industrie de la commandite, est-ce que pour
un demi milliard par année, on ne devrait pas condamner aux travaux forcés à
perpétuité quelques grosses foufounes de l'industrie du féminisme? À cette
question, je répond archi-oui et le plus tôt sera le mieux.
Pour l'instant, l'idée ressemble à un
voeux pieux. On imagine pas que des dames patroneuses distinguées et
respectables sous tous rapports aient un jour à répondre de leurs mensonges
devant un tribunal qui, de toutes manières, leur est acquis. À ceci, j'oppose
un énergique ATTENTION LÉON! Souvenez-vous de Richard Nixon. Quelques
semaines seulement après sa réélection à la présidence du pays le plus puissant, il
s'est enfui avant d'être démis de ses fonctions. Inimaginable et pourtant ça
s'est produit.
Ce matin, au déjeuner, mon bol de Rice
Krispies m'a annoncé que l'industrie du féminisme haineux connaît ses
dernières heures. Il faut toujours écouter ce que vous disent vos Rice
Krispies. L'an prochain à pareille date, a-t-il ajouté, beaucoup de merde aura
frappé le ventilateur, beaucoup de radadounnes auront été éclaboussées. On
verra s'amorcer le méga procès des grosses foufounes. Les études féminines
cèderont la place à la décrépitude féministes. C'est Francis qui avait raison.
La formidable machine de guerre viendra à bout du féminisme. Il s'est
cependant trompé en affirmant que la formidable machine de guerre est
contrôlée par des masculinistes haineux. Quand on est à ce point maladroit, on
a pas besoins d'ennemis.