Content d'être un gars
Glad to be a guy
27 février 2004
Yves Pageau

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Il n'y a pas de quoi se péter les jarretelles

"La poursuite de l'égalité est une responsabilité qui doit être partagée par l'ensemble de la société" annonçait hier la Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Michelle Courchesne. Dans un communiqué dont la formulation est hermétique, la ministre annonce la formation d'un comité formé de cinq femmes dont l'engagement envers le féminisme ne fait aucun doute. Ce comité dirigera une commission parlementaire à l'automne 2004. Comment une Commission parlementaire portant sur l'égalité entre les hommes et les femmes peut-il être constitué exclusivement des femmes? Nouveau mystère.

Le sexe des membres du comité est-il un facteur déterminant à leur nomination? Comment un comité sexiste peut-il avoir la crédibilité qui lui permette d'élaborer une politique devant mener à la formation d'un éventuel Conseil de l'égalité? Les routes du Québec ne sont-elles pas en mauvais état? Les hôpitaux et les universités québécois n'ont-ils pas un urgent besoin des ressources qui seront gaspillées par un comité inutile dont les conclusions sont prévisibles? Le Ministère des relations avec les citoyens n'a-t-il pas l'autorité de prendre la décision anticipée sans qu'il soit nécessaire de s'adonner à une mascarade coûteuse et inutile?

Lors de la conférence de presse qu'elle donnait hier, la ministre Courchesne a justifié l'exclusion des hommes par le fait qu'elle aurait reçu une correspondance haineuse de la part de représentant(s) de la nébuleuse "masculinste." De quoi et de qui s'agit-il? La ministre n'a rien précisé. Qui veut noyer son chien ne l'accuse-t-il pas d'avoir la rage? Qui seraient ces masculinistes dont on dit tant de mal? Personne, dans la sphère gouvernementale n'a jamais osé les nommer comme si on cherchait à conjurer le mauvais oeil. S'agissait-il d'une seule lettre à la formulation maladroite ou de milliers de lettres de menaces de mort? Il semble que dans le domaine des relations avec les citoyens comme dans celui de la légendaire violence conjugale, tout soit du même ordre.

La ministre Courchesne devrait penser à réorienter sa carrière. Son patron, monsieur Charest, s'il tient à remonter sa cote de popularité devrait opter pour une stratégie qui ne risque pas d'aliéner une fraction importante de la population. Nous sommes nombreux et nombreuses, faut-il le préciser, à nous formaliser des excès du fémisexisme qui se fait appeler féminisme.