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La fin des entourloupettes N'avions-nous pas convenu que, dans le domaine de la science, les hypothèses doivent être démontrées au moyen d'une expérimentation rigoureuse? Il y a pourtant des domaines de la connaissance où des inductions sans fondement prennent la valeur de certitudes scientifiques sans que les spectateurs ébahis n'aient décelé la supercherie. Ainsi, la solidarité des sportifs serait un vestige de la partie de chasse au mastodonte préhistorique. Le malaise qu'on ressent devant un amphithéâtre rempli de paires d'yeux braqués sur soi serait un vestige de l'émotion ressentie en présence d'une meute de loups. La prétendue difficulté de l'homme québécois à communiquer ses émotions serait un vestige des hivers que nos ancêtres passaient dans l'isolement des camps de bûcherons. N'importe quoi. Méfions-nous de la réalité médiate qui ne prend le sens qu'on veut bien lui donner. La conséquence de l'excès d'inductions est qu'on finit par croire ce qu'on veut en inventant des situations vraisemblables qu'auraient vécu nos ancêtres. Il doit certainement se trouver quelqu'un, dans une chaire de recherches féministes qui a établi que le massacre de Polytechnique est la conséquence d'une anomalie congénitale dont les hommes avons hérité de leurs ancêtres. N'importe-quoi qui justifie les les exigences fémisexistes prend valeur de vérité-vraie quand il est énoncé par une très sérieuse titulaire d'études féministes. Dans un cas comme celui-ci, l'université a la fonction d'accorder de la crédibilité aux préjugés. La ministre du patrimoine Sheila Copps n'a-t-elle pas évoqué le prestige accordé au poste qu'occupe Pierrette Bouchard auprès de l'Université Laval pour endosser le rapport dans lequel elle propose d'interdire en vertu du code criminel toute critique du féminisme comme s'il s'agissait de propagande haineuse. Lors de la conférence de presse qu'elle donnait hier, la ministre Michelle Courchesne faisait allusion à la légendaire violence infligée aux femmes comme justification de continuer de tenter d'induire l'égalité entre les hommes et les femmes. Ce n'est pourtant pas en continuant de reconnaître que des hommes qui sont totalement dépourvus des ressources gouvernementales sont aussi victimes de violence conjugale que ladite égalité serait favorisée. La ministre serait-elle dépourvue d'un nombre suffisant de synapses pour mener à terme une réflexion simpliste ou ne serait-elle pas, tut simplement, une autre de ce féministes qui sont trop malhonnêtes pour accepter de regarder la réalité en face? Quelque soit la réponse, il est clair que la ministre Courchesne, au cours de sa courte carrière, a accumulé suffisamment de bévues pour avoir la prétention de contribuer à la réussite du gouvernement auquel elle participe. | ||||