Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 5 février 2006
Yves Pageau
 

   Commentez ce texte


Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Tout va bien

Quand j'ai un coup de cafard, je me retape une féministe. C'est fou ce que ça me réconforte de me faire rappeler que ma condition d'homme m'assure la meilleure part du gâteau. C'est vrai qu'on est bien, nous, les hommes. Tous les billets de mille c'est nous qui les avons. Le contrôle sur les institutions politiques, les meilleurs emplois, c'est encore nous qui les avons. Il ne faudrait pas l'oublier. Ce qu'on peut être des salauds, nous, les hommes. Il ne faudrait pas que ça cesse. Prenez Hermil par exemple. Si c'est pas une preuve, ça, je me demande ce que ça nous prend.

Le salaud avait voulu faire appliquer le jugement de la Cour supérieure qui lui donne le droit de communiquer avec ses enfants. Ah le salaud d'Hermil. Vous ne savez pas la chance qu'il a l'Hermil? Il est logé aux frais de l'État depuis le 17 novembre dans un refuge pour hommes. C'est injuste. Tout pour les uns et rien pour les autres. La juge Rhault a remis ça une autre fois vendredi dernier. Elle s'est donné une autre semaine pour réfléchir à son cas. En attendant, il coûte cher à l'État l'Hermil. Je vous dis qu'on est chanceux, nous, les hommes. Il ne faudrait pas que les satanés bonnes femmes aient droit à l'égalité. Non monsieur. Le salaud d'Hermil pensait qu'il pouvait usurper le privilège féminin de s'occuper de ses mioches. Si le féminisme d'État ne s'était pas occupé de lui, c'était le chaos assuré. Allez, au trou le salaud d'Hermil.

Remarquez qu'on ne sait trop ni pendant combien de temps encore il sera hébergé aux frais de la princesse ni même quand on le saura. C'est bien fait pour sa gueule, allez. Des comme lui, la société n'en a pas besoin. Dès que son salaud de spermato a fait la rencontre du divin ovule de son ex, tout ce qu'il avait à faire est de payer et de fermer sa gueule. Il n'a pas respecté et c'est bien fait pour sa gueule. C'est quand même pas la veille du jour qu'on accordera des droit aux pères bordel de merde. Des cons comme Hermil n'ont qu'à bien se tenir merde et re-merde.

Et puis zut et re-zut, il faudrait bien faire de l'éducation populaire. Qu'est-ce qu'on attend pour faire comprendre aux salauds de jeunes machos que leur bite, ils devraient sa la garder dans la culotte. Merde noire, quoi, c'est vrai, les mioches, on n'en veut pas. Il y a plein de connes qui sont toutes disposées à nous en pondre des douzaines chacune. On les fait venir par troupeau par avion et l'affaire est réglée. Les merdeux, ça dérange et puis ça ramollit les seins. Remarquez qu'en ce qui me concerne, les vergetures et les tétons en oreille d'épagneul, ça ne me dérange plus tellement. Moi, les pitounes, j'ai eu ma leçon. Ce qui m'inquiète, ce sont les merdeux dont on a eu l'outrecuidance d'imaginer qu'ils sont nos rejetons. Dépêchez-vous de vous en faire oublier les gars. Ça vaudrait mieux pour tout le monde. Avez-vous entendu une seule féministe s'élever? Pas moi. Ces choses là sont capables de relever l'injustice. Si elles ne l'ont pas fait, c'est que l'affaire n'est pas injuste. Fin de la discussion.