Content d'être un gars
Glad to be a guy
17 mars 2004
Yves Pageau

Désormais, c'est maintenant. - From now on has started already.

Les demi-vérités ne sont-elles que des demi-mensonges?

Quand, à la veille des célébrations du 6 décembre, la députée Jocelyne Caron déclare que 600 femmes et enfants ont été assassinés depuis décembre 1989 "parce qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment" faisait-elle allusion à une hypothétique conspiration masculine ou aux piètres mesures de sécurité près des chantiers de construction? Sa déclaration était suffisamment floue pour qu'elle ne juge pas nécessaire de répondre quand on lui a demandé de préciser ce qu'elle avait voulu insinuer.

Quand un politicien ambitieux parle de "la violence faite aux femmes", laisse-t-il entendre que l'importance de la violence dont des hommes sont les victimes serait négligeable?

Le discours féministe est miné de demi-vérités, de mensonges, d'allusions diffamatoires envers "les hommes" et jamais, au grand jamais, personne n'a été autorisé ni à en discuter ni à les relever. La sanction pour oser les pointer du doigt est de se faire traiter de misogyne. Seulement voilà, la sanction qui, jusqu'à récemment faisait taire les plus téméraires ne nous fait plus taire du tout. Il aura suffi que quelques-uns fassent la démonstration que l'injure est risible pour que, soudainement, nous soyons des dizaines à refuser de continuer d'accepter que les hommes soyons traités comme des citoyens de second ordre.

À partir de maintenant, les métiers liés à l'industrie du féminisme n'ont plus d'avenir et il est difficile d'imaginer que la moyenne d'âge des militantes se maintienne. Les jeunes féministes sont devenues aussi rares que les jeunes religieuses. Aurait-il fallu que celles qui disent d'elles-mêmes qu'elles sont féministes acceptent d'ouvrir le dialogue sur les questions qui les préoccupent? La formation du comité formé de cinq féministes et qui sera responsable de la Commission parlementaire sur l'égalité entre les hommes et les femmes indique que ce n'est pas l'avenue que préconise l'État. On pense pouvoir continuer, sans permettre d'en discuter, de prétendre que la violence, quand ce sont des hommes qui la subissent, est sans importance, que l'équité salariale et l'égalité ne s'appliquent qu'aux femmes. Il faudrait aussi reconnaître que ceux qui refusent les mensonges féministes ne sont pas intimidés par les injures qui nous sont adressés.

Quand on n'est qu'à moitié habillé, on n'est pas nu. Quand on dit des demi-vérités, on ment.