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Avez-vous entendu le mur craquer? Dans le dernier numéro de la revue Elle Québec, spécial homme, on peut lire une déclaration d'amour faite aux hommes du Québec. Nous serions too much. Ça change des sarcasmes et des fausses statistiques qui laissent penser que nous serions tous des violeurs, enfin, presque tous puisque 99,99% d'agresseur, que rapportent une féministe qui participait à une récente rencontre organisée par la FFQ, nous laisse des miettes de pain sur la planche. Dans le même numéro, la revue consacre deux pages au groupe britannique F4J qui se consacre à défendre le droit des pères séparés à demeurer en contact avec leur enfant. Se pourrait-il que la rédaction de la revue ait réagi dans le premier article au raz-le-bol masculin exprimé dans le second? Chose étrange, la déclaration d'amour faite aux hommes québécois est publiée dans une revue féminine. Ne seraient-elles pas entrain d'essayer de convaincre le lectorat féminin que, dans le fond, tout va bien? Au Québec, si un nombre important de femmes commence à comprendre que les féminins-pluriels d'Indicatif-présent sont injurieux, c'est que le balancier est allé vraiment trop loin. Le retour amorcé, il faut le craindre, s'annonce dévastateur. Il faudrait, pour en atténuer la violence, que celles qui se sont acharnées à obtenir des privilèges pour la moitié féminine de l'humanité fassent preuve d'une lucide humilité et s'empressent de lâcher du mou avant que la guerre n'éclate. L'information disponible indique malheureusement qu'elles sont convaincues que la récolte n'est pas encore terminée et que le passé est garant de l'avenir. L'hostilité que provoque leur attitude hargneuse envers la moitié masculine de l'humanité se répercutera, c'est prévisible, pendant les générations à venir. Convaincues qu'elles servent ce qu'elles disent être le féminisme, les néoféministes s'entêtent à scier la branche sur laquelle elles sont assises. Le capital de sympathie dont elles ont disposé jusqu'à maintenant, est totalement épuisé. Ovide Plouffe, le personnage du roman de Roger Lemelin, disait au sujet de l'Église catholique, qu'elle avait abusé du bon peuple et qu'il est normal qu'elle en paie maintenant le prix. Le retour de balancier s'annonce également cruel envers le néoféminisme. Ses papesses seront, pour les générations à venir, ce que le clergé aura été pour la génération de la Révolution tranquille.
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