Content d'être un gars
Glad to be a guy

 

Le 2 octobre 2006
Yves Pageau

 

Les femmes sont au Québec ce que
les vaches sont aux Indes

Elles nuisent à tout le monde, ne servent à rien mais sont intouchables. Qui ça? Les femmes, les vaches, vous choisissez c’est pareil. Vous voulez une preuve? Je vais vous en fournir, moi, des preuves.

Dites n’importe quoi tiens, par exemple, dites simplement que le féminisme, il y en a marre, que l’État est à plat ventre devant le Pouvoir féminin, que les hommes, aussi, ont des besoins ou dites simplement un mot qui dérange fémisexisme, Féministan ou lesbocratie. Suggérez que la légendaire violence faite aux femmes n’est qu’une vue de l’esprit, que la tragédie de Polytechnique n’est rien d’autre qu’un fait divers, que les tribunaux, autant la cour criminelle, la cour civile que le tribunal de la famille favorisent toujours les femmes. Observez la réaction, vous allez comprendre assez vite. Les femmes sont des vaches. Elles auront beau être sacrées tant que vous le voudrez, ça reste quand même du bétail à mes yeux. Qu’est-ce que ça fait le bétail? Ça mange, ça rumine, ça salit l’herbe et ça produit du lait et de la viande. Ce bétail là, au moins sert à quelque chose. Les vaches sacrées, elles sont nuisibles et inutiles. Elles meurent de vieillesse quand elles ne sont plus bonnes à manger.

Vous en vouliez des preuves? Je vais vous en fournir, moi, des preuves. Tantôt, quand j’ai dit que les vaches sacrées ne servent à rien, ce n’était pas innocent. Avez vous entendu la réaction? C’est pas une preuve ça? Pourtant, pouvez-vous me dire à quoi c’est supposé servir une femme? Ça s’occupe d’elle même, et ça ne vit que pour soi. Tout lui est dû mais elles ne doit rien à personne. Le féminisme a introduit le culte de l’individu de sexe féminin. Laissez les tranquilles, elles s’épanouissent. Peu leur importe si, au cours du processus, elles rendent insupportable la vie des hommes de leur entourage. Il ne faut pas entraver leur épanouissement. Puis un jour elle crève sans avoir jamais servi à rien. Féminisme et nihilisme sont des mots qui vont très bien ensemble.

Elle aura été mariée cinq ans le temps de faire deux veaux qui lui permettent de dépouiller son ex-conjoint pendant les meilleures années de sa vie. Et elle aura quelques liaisons par la suite avec l’ex-conjoint des femmes de sa génération et puis, un jour, au cours de la quarantaine, plus rien. Trop vieille, trop moche, trop égocentrique, les hommes fuiront sa compagnie. Elle reste toute seule avec sa gueule à chier dans l’herbe. Inutile mais épanouie, la vache sacrée s’éteint et son cadavre moche empeste la charogne. Bon débarras.

Pour cette génération-ci, c’est foutu. Pour la suivante aussi d’ailleurs. La misandrie a incrusté son odeur jusque dans les tentures. Croyez-vous vraiment que personne n’ose porter un regard critique sur l’idéologie qui se confond avec la réalité objective? Tendez bien l’oreille. Le féminisme d’État qui disait parler au nom de toutes les femmes a maintenant de la concurrence. La critique, quand elle n’était portée que par des hommes, était facilement balayée du revers de la main. Il suffisait de crier au masculinisme, à l’antiféminisme haineux et le tour était joué. On ne s’en occupait que pour en dire du mal. Voici maintenant qu’une nouvelle variété de féministes a pris la parole. Je les appelle les fèministes-antiféministes. Ce sont des femmes qui continuent de réclamer la parité avec les hommes mais qui, en même temps refusent la misandrie et le victimisme auxquels le féminisme contemporain se résume. C’est logique l’affaire. Il n’y avait que des individus de la même race pour tirer sur les vaches sacrées.