La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 6 mai 2008
Yves Pageau

Les metteurs de main au feu

Quand on est vilain, qu'importe le message, on ne se souviendra jamais que de la sale gueule. Quand on est vilain et qu'en plus on dit des âneries on ne se souviendra que de la sale gueule de con. Il fallait voir les sales gueules de cons à la télé. On aurait dit une parodie tellement c'était lamentable. Dans huit jours l'événement aura été digéré et évacué. Il ne restera rien que le soulagement. Dans trois mois les invendus seront mis au recyclage. Seules quelques copines déjà converties auront feint s'intéresser au bouquin des guignols de la guerre des sexes. C'est l'essence de l'insignifiance. C'est dommage, si mon avis vous intéresse, car la démarche est nécessaire.

Je suis impatient de le lire. On m'a rapporté qu'on y dit du mal de moi. Je met tellement d'effort à me rendre détestable que les auteurs ont tenu à me faire un velours. Je les en remercierais s'ils acceptaient que je leur adresse la parole. Quelqu'un leur fera sans doute le message. L'événement a aussi été l'occasion de constater que la position des auteurs n'est pas discutable. Pourquoi s'acharnent-ils ainsi à refuser la discussion? La thèse qu'ils défendent serait-elle indéfendable à l'extérieur de leur chapelle? Je suis tenté de le croire. 

Au delà des questions de vanité personne, presque personne, n'avait encore trouvé utile d'identifier les masculinistes dont on parle tant. Maintenant c'est fait. Les masculinistes sont tous ceux envers qui le directeur de l'ouvrage collectif a de l'aversion ce qui inclut Denise Bombardier. Les autres seraient pas mal au-bout ce qui inclut Marie-France Bazzo.

C'est en 2002 que l'émission Enjeux diffusait un documentaire sur la question masculine Hommes en désarroi. On y voyait Francis Dupuis-Déri en conversation avec la journaliste Denise Bombardier. C'est sa compagne de l'époque, Julie Chateauvert, qui s'était arrogé la responsabilité  de répondre aux questions que la journaliste ne lui adressait pas. C'est un grand moment de télévision que j'ai toujours plaisir à faire découvrir aux membres de mon entourage. C'est à cette occasion qu'on a compris que si l'auteur ne bande pas, c'est ce qu'il prétend, c'est pour des raisons idéologiques. Peut-être est-ce surtout parce qu'il n'a pas encore accepté l'idée qu'il est pédé comme un foc.

Au cours de la même conversation nous avons découvert l'enthousiasme de la Julie en question à lui faire porter une jupe, un paréo, un kilt ou une tunique et peut-être aussi un soutien gorge et un porte-jarretelles. La Julie de l'époque avait laissé comprendre qu'elle s'estime mal baisée pour des raisons idéologiques. On pourrait difficilement dire de la Mélissa qui l'a remplacée depuis qu'elle suinte l'érotisme. Le terme mauvais coucheur ne sert pas qu'à désigner un caractère hargneux. C'est depuis lors que Denise Bombardier appartient à la catégorie des masculinistes. Je trouve qu'elle a obtenu le titre sans trop d'effort si vous voulez mon avis.

À l'école primaire quand on m'enseignait l'histoire du Canada l'institutrice nous avait donné un truc infaillible pour distinguer le rôle des deux tribus amérindiennes, les Hurons et les Iroquois. L'une avait tissé des liens avec les colons Français alors que l'autre leur était hostile. C'est simple "Huron et bon sont des mots qui riment ensemble." nous avait-elle enseigné. Aujourd'hui c'est l'androphobie manichéenne qui a remplacé le révisionnisme manichéen. Mâle et mal sont assonants; féminisme et fêlé sont assommants.

Maintenant que les règles qui définissent les camps ont été définies nous pourrons enfin former des équipes adverses. J'ai remarqué que le journaliste de la radio, celui de la télévision et chacun des internautes qui a laissé un commentaire sur le site de Radio-Canada ont choisi de ne pas se joindre à l'équipe des metteurs de main au feu. Les choses se précisent.