Celui qui le dit c'est lui qui l'est
Quand on ose discuter le féminisme d'État on est assuré de se faire accuser d'appuyer le projet destructeur de Marc Lépine. C'est logique. Lépine était hostile envers le fémisexisme institutionnel ET il a commis un acte criminel spectaculaire DONC toute critique envers le féminisme institutionnel ne peut être le fait que d'un monstre sanguinaire. Anti-féministe est devenu une accusation grave et les mécréants qui le soutiennent sont interdits de tribune dans la médiasphère.
Que doit-on faire dans une pareille situation? Doit-on faire comme Jean-Claude Rochefort et prendre le parti d'en rire à s'en péter la glotte? Le bougre a payé le prix; presqu'un an d'incarcération en attente d'un procès qui n'a jamais eu lieu. Au-dessus c'est le goulag. Il faut avoir le courage de briser l'omerta et fouiller le contexte entourant le drame. Il faut lever le voile sur l'existence de Maryse Leclair, la relation qu'elle et Lépine entretenaient, sur les raisons de l'ineptie policière et sur les bénéfices que Pierre Leclair, le père de Maryse, a tiré de sa complicité. Il faut surtout parler de la responsabilité dans toute l'histoire que refuse d'endosser ce dialecte du féminisme qui consiste à dénigrer les hommes.
Il faut éviter de taquiner le tigre quand la cage est ouverte.