Le 4 novembre 2011

Laurier Palace

En 1927 la région montréalaise comptait une population de 774.000 individus. C'est un cinquième de sa population actuelle; presque la moitié de la population de la ville de Québec aujourd'hui. Le 9 janvier de cette année là, c'était le dernier jour des vacances de Noel des écoliers, l'incendie d'un cinéma de la rue Sainte -Catherine, le Laurier Palace, a fait soixante dix huit victimes. Une seule des vicimes était agée de plus de seize ans. C'est depuis cette tragédie que les portes des cinémas s'ouvrent vers l'extérieur.

À l'époque chaque famille avait une raison d'être représentée aux funérailles des victimes du Laurier Palace; c'est l'équivalent de 366 victimes dans le Montréal moderne. Parlez-en aux anciens. Chacun vous parlera d'un cousin ou du cousin d'un cousin qui avait été au Laurier Palace ce jour là.

Le clergé, à l'époque c'était le clergé catholique qui dominait pas le féminisme, en a profité pour faire interdire l'accès des salles de cinéma aux jeunes de moins de seize ans. L'édit est resté en vigueur jusqu'en 1961. L'idée est aujourd'hui absurde. Dans une génération il sera absurde qu'à notre époque on ait pu croire que la violence domestique ne se limite qu'à la légendaire VIOLENCE-FAITE-AUX- FEMMES; que tout le reste serait banal et risible.