Le 17 novembre 2011

La bière Halal

Avez-vous entendu parler de la théorie selon laquelle les hommes et les femmes seraient issus d'univers différents? On avait baptisé la proposition le paradigme de Mars et de Vénus. C'était une théorie absurde; les hommes et les femmes sont issus d'une même sociosphère. C'est clair.

Si on doit croire les élucubrations de tonton Karl c'est la lutte des classes qui est le moteur de l'Histoire. Dans le monde de l'attraction des sexes l'Histoire n'est mue que par la jalousie féminine. Les femmes veulent être comme nous; ça les occupe. Elles ont bien tenté de compenser en s'inscrivant à un cours de yoga ou en raffinant l'art du picossage jusqu`à en faire une discipline olympique mais elles ont la vie dure. C'est difficile pour elles de voir les hommes profiter de la vie, occuper les postes de pouvoir et gagner un salaire substantiellement plus élevé que la pitance d'un commis de Dollarama. Elles ont l'esprit congestionné par leurs hormones; leur destin est déterminé par des comportements que leur impose la fonction reproductrice.

Pourquoi donc, croyez-vous, le Parlement ne sera jamais constitué d'une majorité de femmes? C'est évident. Elles n'ont ni de temps ni d'intérêt pour la chose politique. Il faut qu'elles soient rentrées à la maison avant l'heure de la soupe. L'hormones qui avait, un jour, décidé qu'elle accomplirait son destin reproducteur pourrait lui faire le reproche de ne pas acquitter son devoir. Quand les hormones commandent on obéit. Il faudrait cesser de parler de patriarcat pour introduire la notion d'oestrusarcat; la dictature de l'oestrus.

Le gnian-gnian-gnian traditionnel voudrait que les papas aussi soeint rentrés avant l'heure de la soupe. On est passé de la notion d'égalité à celle de symétrie. Dans un projet familial il faut pourtant que l'un des deux se décarcasse pour le plaisir des consommatrices. C'est exceptionnel que ce soit le même membre du couple qui fasse les deux; puisque ce ne sont pas les hommes qui accomplissent la fonction reproductrice du couple ils sont plus nombreux à escalader un pylone érigé dans une région adminstrative où on chasse le caribou. C'est l'avantage de la séparation des tâches, un avantage dont les femmes profitent à pleine carte de crédit.

Le gnian-gnian-gnian d'État voudrait que, pour que les femmes deviennent des hommes comme les autres, elles renoncent à la descendance. Ça devrait faire le ménage. Après une génération ou deux il ne restera plus de ces viragos à la silhouette cylindrique dont la topographie adipeuse laisse deviner, même au travers d'un vêtement mal ajusté, l'emplacement et le diamètre du nombril. Il ne restera plus que des québécoises fécondes dont les parents ont vu le jour à l'ombre d'une mosquée. La société francphone et égalitaire dont Pauline avait chanté le refrain et le couplet ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Une femme sera redevenue ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être comme dans 'Femme! Va me chercher une bière halal avant que ça commence.'