Le 22 janvier 2012

Le mystère du masculinisme

Émilie Goulet, une très sérieuse diplômée de l'Université de Montréal a publié les résultats d'une très sérieuse étude féministe dont la très sérieuse conclusion est que, dans la médiasphère, le discours manculiniste dominerait le discours féministe. Ce que la bougresse a omis de faire est de définir en quoi consiste le fameux 'discours masculiniste' et pourquoi la différence dans le nombre de Smarties rouges détenus par chacun des camps affecte le cours de l'Histoire.

Le terme masculinisme ne serait, selon ceux qu'on accuse d'y adhérer, qu'un tic de langage. C'est ce que le Yin est au Yan, le bas du haut et la droite de la gauche; une invention langagière qui ne sert qu'à camoufler la bêtise féministe qui défend la notion selon laquelle l'égalité ne serait qu'une affaire de femme. Suivant cette logique le contraire du féminisme c'est la notion selon laquelle l'égalité c'est pour tous.

Prenez les piliers du féminisme, n'importe lequel, prenons la légendaire violence faite AUX femmes par exemple. La simple formule indique que le reste est sans importance. Il ne faudrait pas banaliser la violence faite aux femmes, pensez donc, c'est pourquoi on nie que des femmes, parfois, ont des comportements inacceptables. Les études statistiques indiquent que... laissons de côté la comptabilité des Smarties rouges. Si ça existe, et ça existe, ce n'est pas tolérable.

Le féminisme d'État a instauré une organisation sociale qui évoque l'Apartheid. La valeur des individus dépend de la catégorie à laquelle ils appartiennent. Là-bas c'était la configuration de la chevelure, ici c'est la pilosité faciale. Là-bas les blonds devaient se protéger du péril frisé, ici la caste des femmes protège ses acquis de chaude lutte. Il ne s'agit pas d'une question de poils mais d'une affaire de sous et les sous sont sur le point de manquer. L'occasion sera toute désignée de mettre l'engeance féministe à l'ouvrage au salaire minimum.