Pourquoi les questions masculines
sont-elles ignorées?
Michèle Courchesne, la ministre de l’Éducation du
Québec accordait récemment une entrevue à Benoît Dutrizac
au cours de laquelle elle reconnaît ne pas disposer de la latitude
politique qui permettrait au ministère qu’elle dirige d’offrir des
services adaptés aux besoins spécifiques des garçons. Elle déclare
qu’elle sait qu’on lui reprocherait, si elle le faisait, de
négliger la clientèle féminine du ministère de l’éducation.
La déclaration de madame Courchesne établit
clairement l’existence d’une concurrence antagoniste menée par les
groupes de pression qui profitent de l’idéologie fémicentriste
envers les problématiques masculines. La stratégie consiste à
faire taire les discours masculins en les accusant de s’opposer à
l’avancée des femmes.
Un néologisme est apparu : masculinisme. Ce
serait comme le féminisme mais son contraire. Pour bien comprendre
ce que pourrait être le contraire du féminisme il faudrait d’abord
se demander comment il se définit. Rien n’est moins clair. Le mot
féminisme évoque l’idée d’égalité entre les femmes et les
hommes. Alors que l’égalité est une notion réversible le féminisme
ne l’est pas. Il aurait fallu s’étonner que la politique
gouvernementale en matière d’égalité des sexes ait été élaborée et
est appliquée par le Ministère de la Condition féminine. Ceux qui
ont tenté d’en souligner l’incongruité n’ont malheureusement pas
le droit de participer au débat. Ils seraient des masculinistes
qui, comme chacun le sait, ne sont pas des citoyens de plein
droit.