La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 29 novembre 2008
Yves Pageau

 

La vengeance tardive s'exerce au moyen d'un gros bâton

Souvenez-vous; le passé foisonne d'exemple. Quand un isme a fait son temps et qu'on s'acharne à continuer de l'imposer la réaction est implacable. Les exemples qui viennent naturellement à l'esprit n'avaient pourtant dépassé leur date de péremption que de quelques années. Il n'en avait pas fallu plus pour que la colère s'installe à leur égard. Ici c'est pareil. Cette année la campagne annuelle de sensibilisation à la violence faite aux femmes a coïncidé avec la mise en lumière du mensonge féministe. Désormais personne ne pourra plus parler de l'oppression dont les femmes sont les victimes sans risquer qu'on lui crache à la gueule. Le mensonge a suffisamment duré.

Le plus étonnant est que le politburo féministe feint ne pas avoir compris que le vent a tourné. Au lieu de renouveler le discours pour le rendre moins injurieux envers ceux que le féminisme appelle les hommes on continue de resservir une rhétorique d'une autre époque. Le féminisme institutionnalisé est mort. Passé ce point personne ne peut prédire l'ampleur de la réaction d'hostilité qui s'annonce; si on me demandais de faire une prédiction je prédirais une réaction aussi intransigeante que le féminisme aura été méprisant. Désormais elles ne pourront plus évoquer une improbable conspiration pour expliquer leurs malheurs; elles auront été l'auteur de leur propre disgrâce.

Comme à chaque fois qu'un isme s'effrite son existence laisse des trace qui lui survivent. Longtemps après qu'aura disparu le féminisme d'État les institutions gouvernementales et les médias continueront d'être dominés par celles qui auront appartenu à la caste des femmes, l'idéologie victimaire continuera d'être inculquée dans le réseau d'enseignement par celles qui l'ont investi. Les empires financier constitués par les généreuses subventions des gouvernements complices tomberont en quenouille entre les griffes de ces fraudeuses dont on sait qu'elles sont sans vergogne. Seul le mépris qu'il inspire ne saurait mettre fin au mal que répand le féminisme. Il faudra faire goûter à ses défenseurs le goût amer du mépris dont elles ont inventé la recette.