Souvenez-vous; le passé foisonne
d'exemple. Quand un isme a fait son temps et qu'on s'acharne à
continuer de l'imposer la réaction est implacable. Les exemples
qui viennent naturellement à l'esprit n'avaient pourtant
dépassé leur date de péremption que de quelques années. Il n'en
avait pas fallu plus pour que la colère s'installe à leur égard.
Ici c'est pareil. Cette année la campagne annuelle de
sensibilisation à la violence faite aux femmes a coïncidé
avec la mise en lumière du mensonge féministe. Désormais personne
ne pourra plus parler de l'oppression dont les femmes sont les
victimes sans risquer qu'on lui crache à la gueule. Le
mensonge a suffisamment duré.
Le plus étonnant est que le
politburo féministe feint ne pas avoir compris que le vent a
tourné. Au lieu de renouveler le discours pour le rendre moins
injurieux envers ceux que le féminisme appelle les hommes
on continue de resservir une rhétorique d'une autre époque. Le
féminisme institutionnalisé est mort. Passé ce point personne ne
peut prédire l'ampleur de la réaction d'hostilité qui s'annonce;
si on me demandais de faire une prédiction je prédirais une
réaction aussi intransigeante que le féminisme aura été méprisant.
Désormais elles ne pourront plus évoquer une improbable
conspiration pour expliquer leurs malheurs; elles auront été
l'auteur de leur propre disgrâce.
Comme à chaque fois qu'un
isme
s'effrite son existence laisse des trace qui lui survivent.
Longtemps après qu'aura disparu le féminisme d'État les
institutions gouvernementales et les médias continueront d'être
dominés par celles qui auront appartenu à la caste des femmes,
l'idéologie victimaire continuera d'être inculquée dans le réseau
d'enseignement par celles qui l'ont investi. Les empires financier
constitués par les généreuses subventions des gouvernements
complices tomberont en quenouille entre les griffes de ces
fraudeuses dont on sait qu'elles sont sans vergogne. Seul le
mépris qu'il inspire ne saurait mettre fin au mal que répand le
féminisme. Il faudra faire goûter à ses défenseurs le goût amer du
mépris dont elles ont inventé la recette.