Il y a très longtemps dans un
pays éloigné vivaient de méchants hommes qui étaient possédés par
l'Esprit du Patriarcat et qui refusaient de reconnaître aux femmes
le droit de voter. Heureusement pour l'humanité elles ont coiffé
leur galurin et sont descendues dans la rue mener une chaude lutte
pour que les femmes aient les même droits que les hommes. Vous
verrez bien, Après le flop du film Polytechnique Karin
Vanasse nous produira un film sur les suffragettes. Pour
l'occasion, dans les cinémas, on servira du maïs soufflé à saveur
de beurre à l'ail.
La légende du droit de vote des
femmes nous est servi régulièrement en combo. Il est toujours
accompagné de l'histoire de la première députée québécoise, Claire
Kirkland-Casgrain qui avait du obtenir la signature de son mari
lorsqu'elle a voulu entériner la location d'un logement à Québec.
Ces deux arguments sont inséparables. Ils sont les Laurel et Hardy
de l'argumentaire féministe mais ne sont convaincants que pour
ceux qui ne demandent pas mieux que d'être convaincu.
Pour peu qu'on accepte de se
calmer le pompon il faudrait reconnaître que le vingtième siècle
au cours duquel ces deux incidents se sont produits est
aussi celui au cours duquel se sont produits une foule
d'événements qui ont provoqué la remise en question de la
différenciation des rôles selon le sexe des conjoints. L'humanité
n'en restera pas là. Personne aujourd'hui ne croit plus que
l'humanité puisse survivre en maintenant les paradigmes actuels.
Les plus jeunes d'entre nous seront témoins des changements
importants qui s'annoncent.
Je crois que le féminisme n'a
pas besoin qu'on le combatte pour s'effondrer mais je n'ai encore
croisé personne d'autre qui partage mon point de vue sur cette
question. Les conséquences du féminisme servent à merveille le
système économique qui est actuellement en voie de disparition.
Que peut-on souhaiter de mieux que ces familles fragiles dont les
deux conjoints travaillent. On peut les surtaxer, en piller la
richesse au moment du divorce après lequel ils multiplient par
deux les frais de subsistance. On verra la suite. On peut
entrevoir que le féminisme soit remplacé par une organisation
sociale adaptée au système économique de remplacement.