La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 11 janvier 2009
Yves Pageau

Polytechnique II

Il y a très longtemps dans un pays éloigné vivaient de méchants hommes qui étaient possédés par l'Esprit du Patriarcat et qui refusaient de reconnaître aux femmes le droit de voter. Heureusement pour l'humanité elles ont coiffé leur galurin et sont descendues dans la rue mener une chaude lutte pour que les femmes aient les même droits que les hommes. Vous verrez bien, Après le flop du film Polytechnique Karin Vanasse nous produira un film sur les suffragettes. Pour l'occasion, dans les cinémas, on servira du maïs soufflé à saveur de beurre à l'ail.

La légende du droit de vote des femmes nous est servi régulièrement en combo. Il est toujours accompagné de l'histoire de la première députée québécoise, Claire Kirkland-Casgrain qui avait du obtenir la signature de son mari lorsqu'elle a voulu entériner la location d'un logement à Québec. Ces deux arguments sont inséparables. Ils sont les Laurel et Hardy de l'argumentaire féministe mais ne sont convaincants que pour ceux qui ne demandent pas mieux que d'être convaincu.

Pour peu qu'on accepte de se calmer le pompon il faudrait reconnaître que le vingtième siècle au cours duquel ces deux incidents se sont produits  est aussi celui au cours duquel se sont produits une foule d'événements qui ont provoqué la remise en question de la différenciation des rôles selon le sexe des conjoints. L'humanité n'en restera pas là. Personne aujourd'hui ne croit plus que l'humanité puisse survivre en maintenant les paradigmes actuels. Les plus jeunes d'entre nous seront témoins des changements importants qui s'annoncent.

Je crois que le féminisme n'a pas besoin qu'on le combatte pour s'effondrer mais je n'ai encore croisé personne d'autre qui partage mon point de vue sur cette question. Les conséquences du féminisme servent à merveille le système économique qui est actuellement en voie de disparition. Que peut-on souhaiter de mieux que ces familles fragiles dont les deux conjoints travaillent. On peut les surtaxer, en piller la richesse au moment du divorce après lequel ils multiplient par deux les frais de subsistance.  On verra la suite. On peut entrevoir que le féminisme soit remplacé par une organisation sociale adaptée au système économique de remplacement.