La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 4 février 2009
Yves Pageau

On peut rêver

Qu'est-ce que tu veux pour Noël? La fois où j'avais posé cette question au jeune il a reçu deux camions de pompier identiques. La question n'était pas géniale.

En parlant de faire un liste à l'intention du père Noël il faudrait y penser. Il n'est pas loin le jour où, quand on nous posera la question, on aura affaire à un projet. Pas à une fémijournaliste qui cherche à discréditer son interlocuteur parce qu'il ose mettre en question le dogme féminicentriste. Il faut savoir ce qu'on souhaite parce qu'on pourrait très bien l'obtenir et je ne souhaite pas finir mes jours avec une femme poisson. Pour tout vous dire, excusez-moi si je me répète, si le féminisme était un navire il serait en train de couler. Ça panique là haut. Les médias, le vérificateur général, le mensonge féministe mis à jour, la campagne de propagande gouvernementale visant à asservir les hommes. Ça ne fait pourtant que commencer. Avant longtemps l'État devra réagir et il se pourrait qu'à cette occasion on nous pose la question à laquelle il est impossible de répondre si on n'y a pas réfléchi auparavant. "Que veulent les hommes?" Je propose qu'on y réfléchisse maintenant.

On a tellement parlé de cette loi; elle assure qu'en cas de rupture conjugale la garde des enfants est partagée et l'autorité parentale est conjointe entre les parents. Bon une réforme des lois qui irait dans ce sens serait le premier pas.

Tant que l'odieux Protocole d'intervention policière en matière de violence conjugale continue d'être appliqué... bref on le fait disparaître.

Il n'est tolérable ni acceptable que le féminisme soit devenu une doctrine d'État. Il n'est non plus ni tolérable acceptable que les groupes de pression fémicentristes se soient immiscés dans l'appareil gouvernemental. À partir de maintenant les féministes doivent être traitées comme tous les autres groupes de pression. Mettez vous en ligne comme les autres.

Pour être certains qu'on s'est bien compris le chef du gouvernement devrait faire une déclaration reconnaissant que l'État a fait fausse route en instituant le féminisme d'État et qu'en conséquence de ces erreurs il reconnaît que des québécois. Tant qu'à être là qu'il déclare donc aussi son engagement envers la Charte des droits et libertés qui reconnaît l'égalité entre les femmes et les hommes. Je ne veux surtout pas l'entendre se défiler en tentant de prétendre que, vous savez, la condition des femmes et la violence faite aux femme et patati et patata. S'il me la sort, celle-là, je disqualifie ses excuses. On reviendra sur la question lors des prochaines élections.

C'est ici que la question des institutions ne se pose plus. La question de l'inégalité des citoyens dans leurs rapports à l'État a beaucoup été liée aux sommes colossales que l'appareil gouvernemental a consacré au féminisme d'État. Qu'est-ce qu'on fait? On demande la parité pour les hommes ou si on ne devrait pas commencer à traiter tous les citoyens de la même manière sans égard à la catégorie à laquelle ils appartiennent? Devrait-il exister autant de refuges pour homme battu ou si on ne devrait pas simplement cesser le gaspillage que sont les refuges pour femme? La violence faite aux femmes, la violence faite aux hommes; ça devient ridicule à la fin. On arrête tout ça voulez-vous. L'État n'aura pas à consacrer 600 millions par année aux hommes mais qu'il cesse de financer toutes les ligues féministes et toutes les entreprises auxquelles elles apportent de l'aide qu'elles obtiennent du gouvernement.

Déjà on respire mieux n'est-ce pas. Nous allions oublier la bête tapie tout au fond du problème. Le droit de la famille ne doit pas être de la juridiction du Ministère de la Justice. Si vous voulez en discuter je demande la tenue d'une commission d'enquête sur l'administration de la Justice au Québec. Avec une telle alternative le meilleur intérêt de l'enfant sera discuté ailleurs que devant un juge qui ne mérite pas la confiance qu'il exige.

Après on verra. Imaginez qu'une fraction des fortunes englouties par l'État pour induire des ruptures conjugales soit consacrée à une campagne incitant les couples à rester unis et à trouver des solutions à leurs problèmes. On peut rêver.