Discorde
La sororité vous connaissez?
C'est le féminin du mot fraternité. Pas tout à fait puisque l'idée
de fraternité est universelle alors que la sororité c'est le
contraire: on ne s'entraide qu'entre filles. Imaginez un peu le
projet. Imaginez le contraire maintenant. La solidarité masculine ce
serait comme si on ne leur prête plus les clés de la voiture.
Comment? Ma voiture est dans l'entrée et elle t'empêche de sortir la
tienne? Tant pis. Tu fais partie de la caste avec laquelle je ne
suis pas solidaire.
La sororité ne connaît qu'une
loi: on ne discute pas devant la visite. Parlez à n'importe
laquelle. Elles ruminent toutes la même opinion convenable sur les
thèmes féministes au sujet de l'hypersexualisation, le violence
faite aux femmes ou la reddition de comptes et elles sont toujours
d'accord sur tout. Aux chiottes les avortons. Cette fois-ci c'est
différent. C'est au sujet de la cause qui est devant les tribunaux
où une femme réclame des sommes indécentes de son ex-concubin. Il y
a Louise Langevin de la Chaire d'études Claire-Bonenfant qui dit
qu'elle a droit au pactol et il y a Lise Bilodeau et Christine
Pelchat qui disent le contraire. Il ne manque plus que Francine
Dupuis-Décarie pour mêler les cartes. Quand il pleuvra on organisera
un combat de lutte dans la boue au profit des bonnes oeuvres
masculines. Je sais que c'est impoli de se réjouir du malheur des
autres mais ici ça fait plaisir à regarder.