La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 2 février 2009
Yves Pageau

Discorde

La sororité vous connaissez? C'est le féminin du mot fraternité. Pas tout à fait puisque l'idée de fraternité est universelle alors que la sororité c'est le contraire: on ne s'entraide qu'entre filles. Imaginez un peu le projet. Imaginez le contraire maintenant. La solidarité masculine ce serait comme si on ne leur prête plus les clés de la voiture. Comment? Ma voiture est dans l'entrée et elle t'empêche de sortir la tienne? Tant pis. Tu fais partie de la caste avec laquelle je ne suis pas solidaire.

La sororité ne connaît qu'une loi: on ne discute pas devant la visite. Parlez à n'importe laquelle. Elles ruminent toutes la même opinion convenable sur les thèmes féministes au sujet de l'hypersexualisation, le violence faite aux femmes ou la reddition de comptes et elles sont toujours d'accord sur tout. Aux chiottes les avortons. Cette fois-ci c'est différent. C'est au sujet de la cause qui est devant les tribunaux où une femme réclame des sommes indécentes de son ex-concubin. Il y a Louise Langevin de la Chaire d'études Claire-Bonenfant qui dit qu'elle a droit au pactol et il y a Lise Bilodeau et Christine Pelchat qui disent le contraire. Il ne manque plus que Francine Dupuis-Décarie pour mêler les cartes. Quand il pleuvra on organisera un combat de lutte dans la boue au profit des bonnes oeuvres masculines. Je sais que c'est impoli de se réjouir du malheur des autres mais ici ça fait plaisir à regarder.