L'inaccessible étoile
L'avortement n'est ni le seul moyen de contraception ni le moins
cher. Contrairement aux autres formes de contraception,
cependant, c'est le
gouvernement qui paye les avortements. Pourquoi s'en priver?
Une bonne campagne de
propagande en faveur d'un meilleur usage de la contraception
pourrait se traduire par une économie d'une douzaine de millions de
dollars par année. Facilement. Vous direz qu'il n'y a pas que
l'argent qui compte. C'est justement ce que j'allais dire. Il y a
aussi certains joueurs de hockey.
Si on devait faire la liste
des avantages et des inconvénients de la contraception et de
l'avortement on se rendrait bien compte que l'avortement comporte
plus d'inconvénients et moins d'avantages que la contraception.
Comment se fait-il, alors, que l'une ou l'autre des innombrables
organisations féminines n'a pas encore entrepris de sensibiliser
l'opinion publique? L'avortement ce n'est peut-être pas mal mais la
contraception c'est mieux.
Si je parle de ça c'est pour
me rendre utile. L'espace médiatique vibre sur la question des
hommes. Il me semble que j'irais me mettre à l'abri. Quand les
représentants de l'État voudront couper dans les subventions
consenties aux organisation féminines ils pourraient épargner celles
qui font la promotion de la contraception. Plus de contraception,
moins d'avortements, des économies pour le système de santé. La
rentabilité de ces organismes devrait assurer leur survie. C'est
n'est qu'une question de positionnement stratégique que de favoriser
les marchés les plus prometteurs.
C'est aussi faire oeuvre utile
parce qu'en favorisant la contraception pour réduire le nombre
d'avortements on fait plaisir aux masculinistes frustrés qui,
comme chacun sait, sont de farouches adversaires du droit des femmes
à l'avortement. Vous ne le saviez pas? Dans la cervelle visqueuse
d'un masculiniste frustré le contrôle d'une femme sur sa
fonction reproductive c'est autant de contrôle de perdu pour
l'homme. Je vous l'assure.
Former un couple est devenu
l'inaccessible étoile.