La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 3 février 2009
Yves Pageau

La sécurité des femmes

Ils sont partout, ils nous envahissent: c'est le ressac de la troisième vague du féminisme. Qui donc? Les masculinistes. Regardez autour de vous dans les médias et vous les verrez. Pas dans le Devoir ni dans le Semainier paroissial; dans les médias. Prenez le Journal de Montréal par exemple qui publie les chroniques de Richard Martineau le plus masculiniste d'entre tous. Le même journal publie aussi les chroniques masculinistes de Louise Deschâtelets. N'était-elle pas la marraine du congrès Paroles d'hommes de Montréal en avril 2005? Personne n'a-t-il encore remarqué que, dans ses chronique elle se place souvent dans l'axe des intérêts masculins. Elle devrait se présenter pour l'ADQ dans Deux-Montagnes. Ça lui servirait de leçon.

En parlant de Richard Martineau, c'est pas pour faire ma langue sale, mais le Martineau en question a dirigé l'hebdomadaire Voir pendant de nombreuses années. Vous souvenez-vous des articles que publiait Voir pendant que Richard Martineau en assurait la direction? À cette époque Voir était une publication ouvertement masculiniste. L'hebdomadaire Voir est-il toujours masculiniste? Francis Dupuis-Déri va s'occuper de nous déconstruire ça. C'est un Zapartiste; il a ses entrées.

Vous ne le saviez pas mais mon ami Francis fait dans la déconstruction et puis il ne veut pas que je dise qu'on est amis. Il est très drôle quand il sourit alors je lui raconte des blagues pour tenter de le décoincer.

C'est très simple, vous verrez, vous pouvez même essayer ça à la maison; c'est dire combien c'est sécuritaire. Déconstruire c'est un joli mot; ça fait savant. Alors il dit qu'il déconstruit et le tour est joué. Il fait celui qui est convaincu que tout le monde est impressionné. Déconstruire renvoie aussi au constructivisme. C'est un truc de soviétiques qui serait trop long à expliquer ici alors vous irez faire une recherche sur Wikipedia si ça vous intéresse. Retenons simplement que quand on accuse son interlocuteur de faire du constructivisme on ne lui fait pas un compliment. Comme Pauline Marois ne sait pas ce que ça signifie elle pense que vous lui en faites un et elle glousse.

J'ai assisté deux fois à son truc sur la déconstruction du masculinisme. C'est comme un illusionniste dont il faut revoir le numéro pour savoir comment il a fait pour couper la femme en deux. Maintenant que je connais le truc je vais le dévoiler. Pour déconstruire le masculinisme il suffit d'en dire du mal pendant quarante minutes. C'est un exercice stérile qui ne fonctionne qu'en présence de féministes dévotes dont plusieurs seraient avantagées par un soutien-gorge.

Pour revenir à nos affaires j'ajouterais le nom de Louise Deschâtelets et celui de l'hebdomadaire Voir sur la liste des éléments subversifs qu'il faut surveiller de près. C'est la sécurité des femmes qui en dépend.