La sécurité des femmes
Ils sont partout, ils nous
envahissent: c'est le ressac de la troisième vague du féminisme. Qui
donc? Les masculinistes. Regardez autour de vous dans les médias et
vous les verrez. Pas dans le Devoir ni dans le Semainier paroissial;
dans les médias. Prenez le Journal de Montréal par exemple qui
publie les chroniques de Richard Martineau le plus masculiniste
d'entre tous. Le même journal publie aussi les chroniques
masculinistes de Louise Deschâtelets. N'était-elle pas la marraine
du congrès Paroles d'hommes de Montréal en avril 2005? Personne
n'a-t-il encore remarqué que, dans ses chronique elle se place
souvent dans l'axe des intérêts masculins. Elle devrait se présenter
pour l'ADQ dans Deux-Montagnes. Ça lui servirait de leçon.
En parlant de Richard
Martineau, c'est pas pour faire ma langue sale, mais le Martineau en
question a dirigé l'hebdomadaire Voir pendant de nombreuses
années. Vous souvenez-vous des articles que publiait Voir
pendant que Richard Martineau en assurait la direction? À cette
époque Voir était une publication ouvertement masculiniste.
L'hebdomadaire Voir est-il toujours masculiniste? Francis
Dupuis-Déri va s'occuper de nous déconstruire ça. C'est un
Zapartiste; il a ses entrées.
Vous ne le saviez pas mais mon
ami Francis fait dans la déconstruction et puis il ne veut pas que
je dise qu'on est amis. Il est très drôle quand il sourit alors je
lui raconte des blagues pour tenter de le décoincer.
C'est très simple, vous
verrez, vous pouvez même essayer ça à la maison; c'est dire combien
c'est sécuritaire. Déconstruire c'est un joli mot; ça fait savant.
Alors il dit qu'il déconstruit et le tour est joué. Il fait celui
qui est convaincu que tout le monde est impressionné. Déconstruire
renvoie aussi au constructivisme. C'est un truc de soviétiques qui
serait trop long à expliquer ici alors vous irez faire une recherche
sur Wikipedia si ça vous intéresse. Retenons simplement que quand on
accuse son interlocuteur de faire du constructivisme on ne lui fait
pas un compliment. Comme Pauline Marois ne sait pas ce que ça
signifie elle pense que vous lui en faites un et elle glousse.
J'ai assisté deux fois à son
truc sur la déconstruction du masculinisme. C'est comme un
illusionniste dont il faut revoir le numéro pour savoir comment il a
fait pour couper la femme en deux. Maintenant que je connais le truc
je vais le dévoiler. Pour déconstruire le masculinisme il suffit
d'en dire du mal pendant quarante minutes. C'est un exercice stérile
qui ne fonctionne qu'en présence de féministes dévotes dont
plusieurs seraient avantagées par un soutien-gorge.
Pour revenir à nos affaires
j'ajouterais le nom de Louise Deschâtelets et celui de
l'hebdomadaire Voir sur la liste des éléments subversifs
qu'il faut surveiller de près. C'est la sécurité des femmes qui en
dépend.