Madame grosses
foufounes
J'habite un quartier infesté par l'engeance
féministe. Les organismes communautaires y constituent l'essentiel
de l'industrie locale et la coopérative la formule d'habitation la
plus recherchée. C'est pas pour me vanter mais j'habite le comté
dont Vivian Barbot a été la députée pendant quelques mois. Ça ne
vous dit rien? Elle avait été la présidente de la Fédération des femmes
du Québec jusqu'à ce qu'elle ait été dégommée par une conspiration
de lesbienne. Je n'invente rien c'est elle qui l'a dit. Pour tout
dire l'électorat local privilégie les candidats du parti Libéral du
Canada et Vivian Barbot était la seule façon de se débarrasser du
très antipathique et très tantouze député Libéral précédent Pierre Pettigrew. La suture n'a pas tenu.
Pauvre Vivian; jetée de la FFQ puis jetée de son comté. Je me
demande si elle possède le nombre de synapses nécessaires pour se
rendre compte que sa vie n'a été qu'une longue suite d'échecs. Il
fallait la voir, pendant la campagne électorale, tendre la main à
des gens qui lui tournaient le dos.
Dans mon quartier le stalinisme que prône Françoise
ne trouve pas un terrain fertile qu'auprès des parasites. Je
pressens que les mamans à poussette ont choisi la candidate du parti
féministe, souverainiste, écologique et communiste en conséquence de
leur refus d'accorder leur appui ni à blanc-bonnet ni à bonnet-blanc
et encore moins à boblannet. Il y a un grand coup de balai qui se
perd dans la classe politique et je ne parle ni d'un coup de balai
de gauche à droite ni d'un coup de balai de droite à gauche.
Il faut que ça reste entre nous; il y a une dame qui
habite mon quartier que j'ai surnommé, in petto, madame grosses
foufounes. Elle a, est-il besoin de le préciser, un cul fait pour
s'asseoir dessus La dame en question ne m'a jamais adressé la parole
autrement que pour me réprimander. La dernière fois le trottoir
était enneigé et elle trouvait inacceptable que je marche dans la
rue. Je suis resté poli. Je l'ai invitée à se mêler de ses affaires.
Si jamais Françoise réalisait son projet d'instaurer un régime
totalitaire je suis convaincu que madame grosses foufounes serait de
ceux qui dénoncent leurs voisins à la milice.
L'habitude qu'a madame grosses foufounes de régir le
comportement d'autrui rappelle l'attitude de Françoise. Elle a
l'habitude de discréditer l'opinion d'autrui quand elle n'est pas
conforme à la sienne. Il s'agit toujours, selon elle, du fait d'ulta-conserateurs,
de néo-libéraux, de réactionnaires-de-droite, de
masculinistes-frustrés ou de la culture pro-biotique. Ça sent le
goulag son affaire. S'il y a un aspect de la politique que les
membres de la casse politique sont incapables de saisir c'est qu'ils
sont les représentants de leur électorat. Ils se comportent comme
s'ils étaient les dépositaires de la souveraineté citoyenne qui leur
aurait été confiée au moment du scrutin. La nuance n'est pas que
rhétorique. Le peu de respect que vouent les citoyens envers leurs
élus n'est que le reflet du mépris que les élus témoignent à leur
électorat.
C'est serré du côté de la gauche-caviar féministe.
Voter pour l'un ou l'autre ou l'autre ou l'autre ou pour l'un des
multiples autres c'est toujours voter pour un dialecte du même
discours. Ces gens là n'ont pas compris qu'il existe une opportunité
là où le marché politique n'est pas saturé. Ça prendrait le courage
d'attendre que le vent change et la volonté de le faire changer. La
classe politique ne dispose malheureusement ni de courage ni de
volonté et encore moins de projet. Pas pour l'instant.