La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 10 février 2009
Yves Pageau

Madame grosses foufounes

J'habite un quartier infesté par l'engeance féministe. Les organismes communautaires y constituent l'essentiel de l'industrie locale et la coopérative la formule d'habitation la plus recherchée. C'est pas pour me vanter mais j'habite le comté dont Vivian Barbot a été la députée pendant quelques mois. Ça ne vous dit rien? Elle avait été la présidente de la Fédération des femmes du Québec jusqu'à ce qu'elle ait été dégommée par une conspiration de lesbienne. Je n'invente rien c'est elle qui l'a dit. Pour tout dire l'électorat local privilégie les candidats du parti Libéral du Canada et Vivian Barbot était la seule façon de se débarrasser du très antipathique et très tantouze député Libéral précédent Pierre Pettigrew. La suture n'a pas tenu. Pauvre Vivian; jetée de la FFQ puis jetée de son comté. Je me demande si elle possède le nombre de synapses nécessaires pour se rendre compte que sa vie n'a été qu'une longue suite d'échecs. Il fallait la voir, pendant la campagne électorale, tendre la main à des gens qui lui tournaient le dos.

Dans mon quartier le stalinisme que prône Françoise ne trouve pas un terrain fertile qu'auprès des parasites. Je pressens que les mamans à poussette ont choisi la candidate du parti féministe, souverainiste, écologique et communiste en conséquence de leur refus d'accorder leur appui ni à blanc-bonnet ni à bonnet-blanc et encore moins à boblannet. Il y a un grand coup de balai qui se perd dans la classe politique et je ne parle ni d'un coup de balai de gauche à droite ni d'un coup de balai de droite à gauche.

Il faut que ça reste entre nous; il y a une dame qui habite mon quartier que j'ai surnommé, in petto, madame grosses foufounes. Elle a, est-il besoin de le préciser, un cul fait pour s'asseoir dessus La dame en question ne m'a jamais adressé la parole autrement que pour me réprimander. La dernière fois le trottoir était enneigé et elle trouvait inacceptable que je marche dans la rue. Je suis resté poli. Je l'ai invitée à se mêler de ses affaires. Si jamais Françoise réalisait son projet d'instaurer un régime totalitaire je suis convaincu que madame grosses foufounes serait de ceux qui dénoncent leurs voisins à la milice.

L'habitude qu'a madame grosses foufounes de régir le comportement d'autrui rappelle l'attitude de Françoise. Elle a l'habitude de discréditer l'opinion d'autrui quand elle n'est pas conforme à la sienne. Il s'agit toujours, selon elle, du fait d'ulta-conserateurs, de néo-libéraux, de réactionnaires-de-droite, de masculinistes-frustrés ou de la culture pro-biotique. Ça sent le goulag son affaire. S'il y a un aspect de la politique que les membres de la casse politique sont incapables de saisir c'est qu'ils sont les représentants de leur électorat. Ils se comportent comme s'ils étaient les dépositaires de la souveraineté citoyenne qui leur aurait été confiée au moment du scrutin. La nuance n'est pas que rhétorique. Le peu de respect que vouent les citoyens envers leurs élus n'est que le reflet du mépris que les élus témoignent à leur électorat. 

C'est serré du côté de la gauche-caviar féministe. Voter pour l'un ou l'autre ou l'autre ou l'autre ou pour l'un des multiples autres c'est toujours voter pour un dialecte du même discours. Ces gens là n'ont pas compris qu'il existe une opportunité là où le marché politique n'est pas saturé. Ça prendrait le courage d'attendre que le vent change et la volonté de le faire changer. La classe politique ne dispose malheureusement ni de courage ni de volonté et encore moins de projet. Pas pour l'instant.