La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 13 février 2009


Yves Pageau

 

Mesure d'égalité

Sans qu'on ait eu l'occasion d'en discuter le mot égalité est devenu un projet de société à lui tout seul. On n'est pas encore trop certain de ce qu'il désigne. Maintenant que la question est close il est trop tard pour en discuter. Il semble que l'égalité ce soit surtout quand c'est uniforme. Les hommes, les femmes c'est pareil. Quand on n'a pas de goût pour la pédérastie on évite de s'intéresser aux mignonnes car les ingénues s'ingénient à singer les mignons. Ça limite le spectre.

Il y aurait matière à discussion; c'est dommage que ce soit interdit. L'idée d'égalité comporte des failles. L'égalité c'est moral et quelque peu soviétique. Il faudrait tous recevoir un salaire égal, s'acquitter de la stricte moitié des tâches domestiques et les femmes devraient constituer au moins la moitié du parlement. Pourquoi? Pour des raisons morales. Ça vous en bouche un coin n'est-ce pas? C'est le même mot qu'on utilisait au catéchisme. Il transporte avec lui le reproche, la culpabilité et la pénitence. Je n'ai jamais cru en l'égalité. C'est pas moi qui le dit c'est la nature. Les hommes ne portent pas d'enfant. Au départ on sait qu'il faudra mentir pour vendre le principe de l'égalité. Un homme et une femme c'est comme les pôles sur un aimant: ils sont opposés et ils s'attirent. Ils ne sont pas égaux. Les familles qui m'épatent sont celles où les tâches des membres du couple sont différentes.

Les paléontologues se fendront bien la gueule en dépoussiérant nos squelettes. Prenons pour acquis qu'on accepte le principe d'égalité comment fait-on alors pour savoir quand déclarer mission accomplie? Ça prends des mesures de l'égalité; pourquoi faire simple? Le Conseil du statut de la femme (CSF) en propose une panoplie dans un document disponible sur son site*. Certaines de ces unités de mesure font sourciller. Pourquoi, par exemple, la proportion des femmes atteignant la trentaine sans avoir eu d'enfant serait-elle un indicateur d'égalité? Le féminisme a sans doute des raisons que la raison ne connaît pas.

Si on ne peut que mettre de côté les mesures de l'égalité farfelues que propose le CSF il faut revisiter ses classiques. On croirait entendre le catéchisme:

Question: Quels sont les torts que le féminisme propose de corriger?

Réponse: Les torts que le féminisme propose de corriger sont au nombre de trois:

1) La violence faite aux femmes,
2) L'équité salariale,
3) Les femmes doivent occuper au moins la moitié des postes d'influence y compris au parlement.

Le calvaire doit achever. Il n'est désormais plus question de discuter honnêtement ni de l'une ni de l'autre des raisons d'être du féminisme. Aucune ni la violence faite aux femmes ni l'équité salariale ni surtout la question de la représentation féminine auprès des institutions politiques ne soutient la discussion. La preuve en est qu'on n'en discute pas. Le jour où les hommes et les femmes seront des égaux ils seront évalués selon le mêmes critères. Il n'y aura plus ni Analyse différenciée selon le sexe ni discrimination positive pour faire croire le mensonge féministe. Ce jour là les hommes blancs auront enfin le droit de souhaiter obtenir un emploi auprès de la Ville de Montréal.

 

*Indicateurs de l'égalité
 http://www.csf.gouv.qc.ca/fr/accueil/