Mesure d'égalité
Sans qu'on ait eu l'occasion d'en discuter le mot
égalité est devenu un projet de société à lui tout seul. On
n'est pas encore trop certain de ce qu'il désigne. Maintenant que la
question est close il est trop tard pour en discuter. Il semble que
l'égalité ce soit surtout quand c'est uniforme. Les hommes, les
femmes c'est pareil. Quand on n'a pas de goût pour la pédérastie on
évite de s'intéresser aux mignonnes car les ingénues s'ingénient à
singer les mignons. Ça limite le spectre.
Il y aurait matière à discussion; c'est dommage que
ce soit interdit. L'idée d'égalité comporte des failles. L'égalité
c'est moral et quelque peu soviétique. Il faudrait tous recevoir un
salaire égal, s'acquitter de la stricte moitié des tâches
domestiques et les femmes devraient constituer au moins la moitié du
parlement. Pourquoi? Pour des raisons morales. Ça vous en bouche un
coin n'est-ce pas? C'est le même mot qu'on utilisait au
catéchisme. Il transporte avec lui le reproche, la culpabilité et la
pénitence. Je n'ai jamais cru en l'égalité. C'est pas moi qui le dit
c'est la nature. Les hommes ne portent pas d'enfant. Au départ on
sait qu'il faudra mentir pour vendre le principe de l'égalité. Un
homme et une femme c'est comme les pôles sur un
aimant: ils sont opposés et ils s'attirent. Ils ne sont pas égaux.
Les familles qui m'épatent sont celles où les tâches des membres du
couple sont différentes.
Les paléontologues se fendront bien la gueule en
dépoussiérant nos squelettes. Prenons pour acquis qu'on accepte le
principe d'égalité comment fait-on alors pour savoir quand déclarer
mission accomplie? Ça prends des mesures de l'égalité;
pourquoi faire simple? Le Conseil du statut de la femme (CSF)
en propose une panoplie dans un document disponible sur son site*.
Certaines de ces unités de mesure font
sourciller. Pourquoi, par exemple, la proportion des
femmes atteignant la trentaine sans avoir eu d'enfant
serait-elle un indicateur d'égalité? Le féminisme a sans doute des
raisons que la raison ne connaît pas.
Si on ne peut que mettre de côté les mesures de
l'égalité farfelues que propose le CSF il faut revisiter ses
classiques. On croirait entendre le catéchisme:
Question: Quels sont les torts que le féminisme
propose de corriger?
Réponse: Les torts que le féminisme propose de
corriger sont au nombre de trois:
1) La violence faite aux femmes,
2) L'équité salariale,
3) Les femmes doivent occuper au moins la moitié des postes
d'influence y compris au parlement.
Le calvaire doit achever. Il n'est
désormais plus question de discuter honnêtement ni de l'une ni de
l'autre des raisons d'être du féminisme. Aucune ni la violence faite
aux femmes ni l'équité salariale ni surtout la question de la
représentation féminine auprès des institutions politiques ne
soutient la discussion. La preuve en est qu'on n'en discute pas. Le
jour où les hommes et les femmes seront des égaux ils seront évalués
selon le mêmes critères. Il n'y aura plus ni Analyse différenciée
selon le sexe ni discrimination positive pour faire
croire le mensonge féministe. Ce jour là les hommes blancs auront
enfin le droit de souhaiter obtenir un emploi auprès de la Ville de
Montréal.
*Indicateurs de l'égalité
http://www.csf.gouv.qc.ca/fr/accueil/