La Gazette des gonzes

Content d'être un gars
Glad to be a guy

Le 14 février 2009


Yves Pageau

Les petites madame de Salem

Quand ça part, ces affaires là, c'est rare que ça arrête. Aujourd'hui c'est Bazzo qui a permis à deux de ses invités de faire du dire-tout-haut. Ça n'a pas été long qu'on a eu droit à un bon numéro de "Ah ben là ça ne se passera pas comme ça!" Si j'étais un pit-bull dont l'apparence rappelle vaguement celle d'une solide femelle de l'espèce humaine je me tiendrais tranquille. C'est quand vous brandissez la menace de brûler votre soutien gorge que vous êtes le moins populaire. Rendez-vous à l'évidence: le mensonge est bien mort. Rien ne pourra le ramener.

Vous les avez entendu, chez Bazzo, parler de funérailles? J'ai bien vérifié sur la liste de Francis et le nom de ni l'un ni l'autre des deux invités n'y apparaît. Faut-il y ajouter leur nom? Bien chef!

Il faut lâcher le morceau à la fin. C'est dur, je sais, mais le filon est épuisé; on doit fermer la mine. Vous pouvez rester mais vous vivrez dans une ville fantôme. Il faudrait vous renouveler un peu. L'intégrisme n'a plus la cote. Il faut trouver autre chose, ajouter un mot qui fasse penser à l'écologie. Il faut que ce soit éco-biotique. Trouvez et vous aurez bien cherché.

C'est comme Mireille Mathieu; il vient bien un moment où on en a marre. Ça tombe bien c'est comme si on en avait marre soudainement. Vous pourriez feindre insister mais ça ne serait pas une bonne idée. N'insistez pas; ce sera beaucoup mieux. Prenez ça avec dignité et dites vous que c'est pour vous le commencement d'une nouvelle aventure. Laissez tout derrière on s'occupe du reste.