Analyse différenciée selon le sexe
Des déléguées du Syndicat canadien de la
Fonction publique se sont réunies à Montréal la semaine dernière
pour la Conférence nationale sur les négociations pour l’égalité des femmes.
On y discutait, entre autres, des façons a'améliorer les avantages sociaux et
les caisses de retraite des femmes. Ça tombe bien voyez-vous parce qu'à mon avis
la tarification des caisses de retraite devraient être différenciée selon le
sexe du contributeur. On le fait déjà dans d'autres domaines semblables comme
l'assurance vie et l'assurance automobile alors pourquoi ne pas le faire aussi
dans l'industrie des caisses de retraite.
Reprenons
l'exemple classique. Les femmes vivent plus
longtemps que les hommes. L’industrie de l’assurance vie l’a remarqué et
pour un assureur-vie, cela veut dire, qu’en moyenne, UNE assurée paiera sa
prime plus longtemps qu’UN assuré avant que le bénéficiaire ne touche
l’indemnité. C’est la nature et personne n’a jamais porté plainte auprès
du Tribunal des droits de la personne pour contester la différence entre
l’espérance de vie d’un homme et celle d’une femme.
L’avantage
que donne la nature aux femmes est reflété dans les tarifs d’assurance vie.
Par tranche d’âge, et par catégorie (fumeur ou non-fumeur), les tarifs sont
toujours plus élevés pour les hommes. Dans ce cas-ci, le « risque accru »
que constitue l’espérance de vie plus courte d’un homme est assumé
exclusivement par les
hommes. La même logique s’applique, évidemment, à l’assurance automobile
où l’avantage que confèrent les statistiques aux femmes leur est réservé.
Quand
quelqu’un contribue à une caisse de retraite, il obtient, en contrepartie de
sa contribution, l’assurance que la caisse de retraite lui versera une
allocation de retraite entre le moment de sa retraite et celui de son décès.
Quand la personne qui contribue à la caisse de retraite est une femme,
l’avantage que lui confère sa contribution est beaucoup plus important que
quand le contributeur est un homme. La tarification des
caisses de retraite ne devrait-elle pas faire l"objet d'une
différenciation afin de refléter l'avantage supérieur qu'elles accorde aux
femmes?
Le
Conseil du statut de la femme avait présenté un document intitulé
Adapter
le Régime de rentes sans nier la réalité des femmes. Mémoire sur le document
de consultation. Adapter le Régime de rentes aux nouvelles réalités du Québec.
Il est étonnant de constater que les documents consultatifs présentés
par le CSF comportent presque tous l'une ou l'autre des formules consacrées,
"nouvelles réalités", "enjeux des femmes",
'réalité des femmes",
"solidarités
nouvelles" Qu'importe, il est également étonnant que le mémoire produit
par le CSF ne mentionne pas l'incongruité de la répartition des caisses de
retraite qui, encore une fois, accordent un avantage démesuré
aux femmes.
Si l'appareil gouvernemental devait
persister à considérer le sexe des citoyens comme le principal critère qui
détermine la qualité des services offerts il deviendrait urgent d'instaurer un
organisme gouvernemental qui offre aux hommes une tribune aussi ridicule que le
Conseil du statut de la femme.