La Gazette des gonzes

Le 1 mars 2009


Yves Pageau

Content d'être un gars

Glad to be a guy

Emballage de produit: Bazzo

Prétentieuse est le mot décrit le plus exactement la Michèle Richard de Télé Québec. Le personnage prétend être ce qu'il n'est pas. Marie-France Bazzo est prétentieuse. Il faut la voir. Il y a quelque chose qui ne marche pas avec cette gueule de boxeur fringuée dans une panoplie de Barbie. Pour que le personnage soit plausible il faudrait prétendre croire qu'on a affaire à une Barbie. On n'y croit pas et ce n'est pas la surenchère des codes féminins qui peut nous en convaincre. On a l'impression d'avoir affaire à un travesti empêtré dans un excès de signes féminins. Le résultat est une catastrophe. Le personnage pue la supercherie.

Il y a aussi un parfum de supercherie dans cette façon qu'elle a de prétendre être une intellectuelle. Quelqu'un qui évite d'adresser la parole à tous ceux qui ne font pas partie de sa famille idéologique ne mérite pas de prétendre être une intellectuelle. Marie-France Bazzo vit, elle aussi, au-dessus de ses moyens. Elle ne quitte pas la sécurité de l'Église des trois S: syndicalisme, séparatisme et socialisme. Si elle était aussi forte qu'elle demande qu'on croit qu'elle est la Bazzo chercherait le dialogue. Elle a autant d'envergure intellectuelle qu'un travesti incarne la féminité. Il faudrait ne pas avoir d'esprit critique pour prétendre y croire.

Le personnage serait pourtant fascinant s'il était plus honnête. Qu'est-ce que c'est que cette invraisemblable coiffure de blondasse dont le principal objet est de distraire du visage ingrat de l'intéressée. On en vient à se demander à quoi la Bazzo pourrait bien ressembler avec un soupçon de simplicité. Comme boudin déguisé en Barbie elle est mochissîme; comme fille qui accepterait de se montrer telle qu'elle est je suis certain qu'elle pourrait être émouvante. Personne n'avait encore osé lui en faire la suggestion.