Quand le
gouvernement du Québec décide de mener une campagne sur le thème de
la sécurité routière on montre une publicité dans laquelle un piéton
défonce un pare-brise et un automobiliste se repent. Si c'est sur le
thème de l'alcool au volant on voit un conducteur fautif se faire
passer les menottes. Quand c'est pour contrer la violence faite aux
femmes, imaginez donc que l'autre n'existerait pas puisque le
Conseil du statut de la femme n'en reconnaît pas l'existence, on
montre un monstre frapper la caméra qui représente sa faible épouse.
Quand c'est pour discréditer le hommes on invente qu'une femme sur
trois SERA victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie. Sur
le thème de l'abus sexuel infligé à des enfants on pointe le doigt
en direction des pères de famille. Pour la sécurité au travail on
met en scène un ouvrier de la construction qui fait une chute mortelle et
on suggère un boucher qui se coupe la main avec une scie à viande.
Y aurait-il
une autre façon de faire les choses? C'est étonnant qu'aucun
publicitaire n'ait encore pensé proposer à son client une façon
différente de le faire. Le méta message c'est que l'État prend les
citoyens pour des imbéciles que seul un message choquant peut
en modifier les comportements. La propagande gouvernementale est agressante et il est incertain qu'elle soit ni nécessaire ni utile.
On sait, par exemple, que la campagne affirmant qu'une femme sur
trois SERA victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie n'est
rien d'autre qu'un mensonge basé sur un sondage de perception, que
la violence domestique est également répartie entre les femmes et
les hommes et que, même si elle était surtout le fait des hommes
envers les femmes, il serait inacceptable de négliger le hommes. On
sait aussi que l'affirmation selon laquelle il y aurait plus de 17
000 cas de violence domestique chaque année au Québec est sans
fondement. Maintenant que nous savons que l'État ment la bouche
fermée on n'a plus envie de l'écouter.
Depuis
quelques jours la Gazette des gonzes publie les premiers d'une
vingtaine de messages belges sur le thème de la sécurité routière.
Contrairement aux messages sur le même thème diffusés par le
Gouvernement du Québec on n'a surtout pas envie de changer de
station. C'est drôle et certainement plus efficace que ces messages
massue qu'on s'empresse d'oublier tellement ils sont désagréables.
Pour l'État la sécurité routière serait essentiellement une question
soit de vitesse soit d'alcool et le problème c'est toujours le
citoyen. Pour l'équivalent du Ministère des transports Belge il n'y
a pas d'accusation mais des habitudes de conduite automobile qui
pourraient améliorer la sécurité. Ça repose.