Les trous du Gruyère féministes
Pour saisir les mécanismes de
l'idéologie qui se fait appeler féminisme il faut saisir la
mécanique de l'industrie laitière avec laquelle elle partage une
foule de similitude. Je ne fais pas ici une allusion malveillante à
la nécessaire participation d'un troupeau de bovinés dociles
ni aux mamelles de l'État dont la seule
fonction, semble-t-il est de fournir une quantité infinie de
ressources. Avec le système des quotas toutes, même les
incompétentes, sont assurées d'une place concurrentielle sur le
marché de l'emploi. Le résultat ressemble à ces fromages criblés de
trous formés d'autant de bulles dont on feint ignorer l'existence.
Il faut remarquer que le
principe de base de ce féminisme là consiste à dénigrer LES HOMMES
comme s’il s’agissait d’un groupe social homogène et distinct. Il
faut avoir une bien piètre opinion de soi pour croire se valoriser
en dénigrant autrui; chercher à dénigrer LES HOMMES aussi
ostensiblement c’est surtout affirmer le peu de valeur qu’on accorde
à la gente féminine. C’est une induction à laquelle je refuse
d’adhérer comme le font les connes qui ne
craignent pas affirmer leur adhésion au dogme féministe.
Le dogme féministe comporte
essentiellement deux principes discursifs et trois arguments creux
dont il faut refuser de discuter pour continuer de les soutenir.
Les principes discursifs du
féminisme consistent à étayer tout argument par des exemples
invérifiables. Il s’agit presque toujours d’exemples qui se réfèrent
à des situations qui prennent place à des époques éloignées ou dans
des pays éloignés. Le comportement répréhensible de l’homme de
cro-magon n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. On ne parle
cependant jamais du comportement de la dame du même nom comportement
qui devait certainement briller par son haut niveau de civilité.
Ainsi, en Inde, on s’amuserait à mettre le feu aux femmes dont la dot
est jugée insuffisante. Dans quelque région d’Afrique on aplatirait
les seins à l’aide d’un fer à repasser, on blanchirait les visages
grâce à une crème cancérigène et on gaverait les maigrichonnes pour
qu’elles ressemblent à Lise Payette. Passons, glissons sur le sort
réservé aux esquimaudes frigides, aux chinoises de Manchourie
orientale et aux putes thaïlandaises ; ce serait trop cruel pour le
lecteur.
Les trois arguments du
féminisme se résument essentiellement à ceci : a) pour un travail de
moindre valeur les femmes qui s’en acquittent gagnent moins d’argent
que les hommes qui accomplissent un travail plus exigeant en effort
et en heures travaillées ; b) Il y aurait, au Québec, 300 000 femmes
battues par leur conjoint chaque année;
une femme sur trois serait assassinée chaque année par son conjoint
en France et jamais un homme n’est la victime de la violence de son
conjoint quand ce conjoint est une femme ; c) il existe une
conspiration machiste qui interdit aux femmes qui le désirent de
s’engager dans la carrière politique. Si vous estimez ces
arguments discutables c’est que vous n’êtes qu’un masculiniste
haineux, un lépiniste criminel plein de crotte de chameau avec des
bosses. Houache !
Ce qui compte, dans l’univers
féministe, c’est l’égalité mais pas n’importe quelle sorte
d’égalité. Le mot féminisme le dit; l’égalité pour les femmes.
Qu’est-ce que l’égalité quand elle n’est pas réciproque ? Il s’agit
essentiellement de l’accumulation de privilèges et de ressources
pour la caste des femmes. Le féminisme c’est l’idéologie du mépris
des hommes et je vous dirais que ça ne me fat pas
un plis sur la différence. Le féminisme bat le beurre d'un geste
régulier et saccadé de haut en bas.