La Gazette des gonzes


Le 2 août 2009

Yves Pageau

Les trous du Gruyère féministes

Pour saisir les mécanismes de l'idéologie qui se fait appeler féminisme il faut saisir la mécanique de l'industrie laitière avec laquelle elle partage une foule de similitude. Je ne fais pas ici une allusion malveillante à la nécessaire participation d'un troupeau de bovinés dociles ni aux mamelles de l'État dont la seule fonction, semble-t-il est de fournir une quantité infinie de ressources. Avec le système des quotas toutes, même les incompétentes, sont assurées d'une place concurrentielle sur le marché de l'emploi. Le résultat ressemble à ces fromages criblés de trous formés d'autant de bulles dont on feint ignorer l'existence.

Il faut remarquer que le principe de base de ce féminisme là consiste à dénigrer LES HOMMES comme s’il s’agissait d’un groupe social homogène et distinct. Il faut avoir une bien piètre opinion de soi pour croire se valoriser en dénigrant autrui; chercher à dénigrer LES HOMMES aussi ostensiblement c’est surtout affirmer le peu de valeur qu’on accorde à la gente féminine. C’est une induction à laquelle je refuse d’adhérer comme le font les connes qui ne craignent pas affirmer leur adhésion au dogme féministe.

Le dogme féministe comporte essentiellement deux principes discursifs et trois arguments creux dont il faut refuser de discuter pour continuer de les soutenir.

Les principes discursifs du féminisme consistent à étayer tout argument par des exemples invérifiables. Il s’agit presque toujours d’exemples qui se réfèrent à des situations qui prennent place à des époques éloignées ou dans des pays éloignés. Le comportement répréhensible de l’homme de cro-magon n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. On ne parle cependant jamais du comportement de la dame du même nom comportement qui devait certainement briller par son haut niveau de civilité. Ainsi, en Inde, on s’amuserait à mettre le feu aux femmes dont la dot est jugée insuffisante. Dans quelque région d’Afrique on aplatirait les seins à l’aide d’un fer à repasser, on blanchirait les visages grâce à une crème cancérigène et on gaverait les maigrichonnes pour qu’elles ressemblent à Lise Payette. Passons, glissons sur le sort réservé aux esquimaudes frigides, aux chinoises de Manchourie orientale et aux putes thaïlandaises ; ce serait trop cruel pour le lecteur.

Les trois arguments du féminisme se résument essentiellement à ceci : a) pour un travail de moindre valeur les femmes qui s’en acquittent gagnent moins d’argent que les hommes qui accomplissent un travail plus exigeant en effort et en heures travaillées ; b) Il y aurait, au Québec, 300 000 femmes battues par leur conjoint chaque année; une femme sur trois serait assassinée chaque année par son conjoint en France et jamais un homme n’est la victime de la violence de son conjoint quand ce conjoint est une femme ; c) il existe une conspiration machiste qui interdit aux femmes qui le désirent de s’engager dans la carrière politique. Si vous estimez ces arguments discutables c’est que vous n’êtes qu’un masculiniste haineux, un lépiniste criminel plein de crotte de chameau avec des bosses. Houache !

Ce qui compte, dans l’univers féministe, c’est l’égalité mais pas n’importe quelle sorte d’égalité. Le mot féminisme le dit; l’égalité pour les femmes. Qu’est-ce que l’égalité quand elle n’est pas réciproque ? Il s’agit essentiellement de l’accumulation de privilèges et de ressources pour la caste des femmes. Le féminisme c’est l’idéologie du mépris des hommes et je vous dirais que ça ne me fat pas un plis sur la différence. Le féminisme bat le beurre d'un geste régulier et saccadé de haut en bas.