La Gazette des gonzes


Le 19 août 2009

Yves Pageau

Le secret

Seconde partie

(Première partie)

Les pédés, moi, je n'ai rien contre. Pas personnellement. C'est juste que des fois ça se baisse les culottes sur la rue Dorchester pendant la parade. C'est juste ça. On ne le fait pas normalement; retenez vous comme ça on pourra prétendre croire que votre statu de groupe victime ne vous place pas au dessus des lois de la cité. Pour le reste on s'en fout. Ne comptez pas sur moi pour faire monter l'indice d'homophobie ambiante. Pédés je vous aime, je vous embrasse la bouche fermée et je vous remonte les bobettes dans la craque. Ça va comme ça? J'ai même assisté au défilé de la fierté cette année c'est dire combien je suis gay-friendly. Il y avait de fort jolies personnes mais quiconque peut voir au travers des vêtements sait que c'étaient des travestis.

Le défilé de la fierté nous bloque la circulation automobile tous les ans au début août. Quelques jours avant c'était la semaine des gais avec des festivités jusqu'à tard dans la veillée. Je devrais aller voir les festivités l'an prochain. Je vais me trouver quelqu'un qui saura me guider dans tout ça. Demain j'en sors un du placard.

Maintenant on sait qu'il ne faut pas utiliser sa voiture ce jour là. La parade des pédés ça ne dérange personne surtout qu'elle se déroule un dimanche en plein centre ville. Il ne faut pas virer fou quand même. Les organisateurs reçoivent leur subvention habituelle et les politiciens se bousculent pour y participer. Cette année ils étaient tous dans la même section. C'est pas que je sois jaloux mais... avez vous déjà tenté d'organiser un colloque sur un sujet touchant la condition masculine. Il n'y a jamais moyen d'obtenir ni l'aide de l'État ni une tribune ni même l'accès à une salle de réunion à l'Université. En prime, lors du congrès Paroles d'hommes, c'était il y a quelques années, un groupe subventionné a tenté de saboter l'événement. Louer deux autobus pour transporter les manifestantes ce n'est pas à la porté de tous. Il y en a pour tout le monde mais pas pour les hommes. Pourquoi? C'est une vieille histoire à laquelle personne ne s'est encore intéressé dans les facultés d'études féministes.

(...) à suivre.

Tout sur quoi et rien sur comment.